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Faune et Flore de Douzillac : la violette odorante

Vite ! Enfilez vos bottes, enfourchez votre parapluie et attrapez votre panier. La cueillette des violettes commence. Dans l’article suivant, vous trouverez des clés pour bien l’identifier, des recettes de cuisine, des remèdes et surtout si l’envie vous en dit, toutes les astuces pour la cultiver dans son jardin. La violette, si petite soit elle, saura se rendre indispensable.

Faune et flore de Douzillac : Le charme commun

Le charme n’a aucune raison de jalouser les autres arbres de la forêt, tout au contraire. Il est beau, puissant, utile et sa couverture de feuilles toute l’année en fait un paradis hivernal pour la faune. Dans nos parcs et jardins, il se transforme en magnifique arbre ornemental et nous offre, grâce à son ombre, un espace idéal pour nos siestes estivales. Comment le reconnaître, le cultiver et l’entretenir ?

Faune et Flore de Douzillac : les couleuvres de Dordogne

Elle zigzague, nous reculons. Elle glisse, nous frissonnons. Quand elle ondule, d’effrayantes ondes de terreur s’immiscent en nous pour jaillir en un cri de dégoût. Ah!!!! Si elle ressentait nos peurs, ne serait-elle pas étonnée ? Et pourtant, y-a-t-il réellement des arguments pour s’en méfier? L’ignorance engendre la peur et la peur, le mépris. Quel dommage, car il n’y a pas tant de raisons pour mériter une si mauvaise réputation. (suite…)

Faune et Flore de Douzillac: les mésanges

Peu farouches, très actives,  les mésanges ne passent pas inaperçues, surtout en cette saison. Elles se rapprochent des maisons et surtout des mangeoires au plus grand plaisir des observateurs d’oiseaux.

Équilibristes de haut niveau, les arbres sont leurs terrains de jeu, de chasse, leurs lieux de vie. Elles y recherchent pendant de nombreuses heures des insectes. Cependant, le mauvais temps approchant, les denrées se font rares. Elles se rapprochent alors des maisons pour y picorer les graines et boules de graisse.

Durant l’hiver, ces oiseaux se réunissent en groupes, bandes de quelques membres à plusieurs dizaines d’individus de la même espèce ou non. Le principe de solidarité est de mise en cas de coup dur. Excepté pour la mésange charbonnière qui, en cas de conditions atmosphériques exceptionnelles est capable de tuer ses congénères pour se nourrir. C’est assez dur à croire et pourtant, cette boule de plume jaune et noir peut avoir un comportement de serial killer.

La mésange charbonnière – Parus major

Mais l’organisation sociale évoluera dès que les beaux jours réapparaîtront. Les bandes se décomposeront pour reprendre un comportement individuel assez territorial. L’instinct de reproduction reprendra le dessus.

La majorité des mésanges nicheront dans des trous d’arbres, mais elles s’approprieront également les nichoirs ou tout autres éléments mis à disposition par l’homme, poteau creux, boite aux lettres…

Bleue, Oiseaux, Nichoir, Bird, Mésange, Jardin

Mésanges bleues au nourrissage

Mais revenons à nos mangeoires où les observations suscitent tant de plaisir. Voici quelques éléments et photos pour vous aider à les différencier.

Je vous présente la mésange noire. C’est la plus petite de toutes, 11 cm pour 8-10 grammes, le poids de 2 carrés de chocolat. On la reconnaît à sa tête noire, ses joues blanches et une tache blanche sur la nuque. En hiver, elle aura une préférence pour les graines de conifères.

La mésange noire – Parus ater

Ensuite, la mésange nonnette, légèrement plus lourde 9 à 12 g pour 12 cm. C’est une petite mésange intelligente qui crée des gardes-manger en prévision les périodes de famine. Elle imite les techniques de camouflage, les astuces des autres espèces qu’elle vient de délester.

Bird, Mésange Nonnette, Palustris Parus

La mésange nonnette, Parus palustris

La mésange bleue est caractéristique par sa calotte couleur bleue cobalt et sa poitrine et ventre jaune. Elle pèse en moyenne 11 g pour 10/12 cm, à peu de chose près comme sa consœur la nonnette. 

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La mésange bleue – Parus caeruleus

La mésange huppée est un peu plus discrète et moins commune.  Cependant, sa singularité (vous vous en doutez) est sa huppe très esthétique, chinée noire et blanche. Elle mesure 11,5 cm pour une masse de 10 à 13 g. Elle affectionne les forêts ayant une dominante de résineux.

La mésange huppée – Parus cristatus

La mésange charbonnière est la plus grande et la moins agile des mésanges (14 cm pour 16 à 21g). Comme dit en début d’article, elle peut avoir un comportement agressif et dominera souvent ses « cousins » près de la mangeoire.

La mésange charbonnière – Parus major

La mésange à longue queue ne fait, quant à elle, pas partie de la famille des mésanges à proprement parler, mais des Aegithalidae. Pourtant, portant leurs noms, je vous la présente tout de même car charmante à souhait.

Bird, Mésange À Longue Queue, Recherche De Nourriture

La mésange à longue queue – 

Le nourrissage des oiseaux n’est pas un geste anodin. Quelques règles sont à respecter pour accomplir cet accompagnement hivernal avec succès. Pour aller plus loin et éviter des erreurs (parfois fatales) par méconnaissance, je vous invite à lire l’article suivant :

http://www.ornithomedia.com/pratique/conseils/nourrir-oiseaux-hiver-autres-informations-00030.html

A bientôt et bonnes fêtes de fin d’année.

Mésange Bleue, Songbird, Bird, Nature, Composer, Jardin

Bibliographie:

Lpo

Ornithomedia

Oiseaux.net

Lars Jonsson les oiseaux d’Europe

pixabay

 

Faune et Flore de Douzillac: la Bryone dioïque

A Douzillac, la Bryone dioïque s’installe de préférence sur les sols argileux, frais, et riches comme les haies bordant les jardins, les décombres, talus, vergers, bords des rivières, lisières des forêts… Bref, autant dire que vous serez susceptible de rencontrer cette plante vénéneuse en de nombreux endroits. L’objectif de cet article est de vous apporter des éléments pour la connaître et la reconnaître.

C’est en vous citant les différents noms vernaculaires de cette plante que je compte vous décrire aujourd’hui la Bryone dioïque (nom commun) ou Bryonia dioïca (nom latin). 

Les noms vernaculaires sont issus des traditions populaires. Dans la plupart des cas, si la plante fait partie du quotidien d’un peuple, alors un nom lui sera en toute logique attribué. C’est pourquoi en fonction des régions, de l’histoire et de son utilisation, plusieurs noms existent pour une même espèce. J’aime m’y attarder car ils apportent beaucoup d’éléments caractéristiques et descriptifs. De plus, ils illustrent également que les plantes font partie de notre patrimoine depuis des siècles.

File:Bryonia dioica 005.JPG

Trêve de bavardage, allons au cœur du sujet… Tout d’abord, le titre le plus connu de la Bryone dioïque est certainement  le « Navet du Diable ». Je peux vous assurer que cette appellation prend tout son sens quand on connait les propriétés de sa racine en forme de navet allongé. Si vous deviez ingérer 1 à 2 grammes de sa chair, alors vous seriez pris de violents vomissements. Au-delà de cette dose, les symptômes seront une diarrhée aiguë et des troubles cardiaques. Passé 30 grammes, elle peut être mortelle. Pourtant, elle était utilisée comme vomitif : vous auriez alors ingéré du sirop obtenu en faisant fondre du sucre dans la racine percée. Je suppose que son surnom de « Rave de Serpent » fait également référence au symbolisme du mal.

Bryonia dioica1LEMI.jpg

Continuons sur le thème des serpents avec « Colubrine » et « Couleuvrée », ces petits noms sont peut-être liés au fait que la Bryone est une plante rampante et grimpante. Chaque année, de son généreux tubercule se développent des tiges atteignant 3 à 6 mètres de long. D’ailleurs, certains l’utilisent pour garnir les tonnelles. Bien que les anglophones l’appellent « vigne blanche », je vous déconseille de dissimuler toute nudité avec sa feuille car sa sève peut provoquer des dermites de contact, autrement dit une inflammation cutanée aiguë.

Mais revenons à son utilisation près des maisons qui selon certaines croyances apporterait bonheur et protection d’où peut-être la « Mandragore grimpante ». Pourtant, méfiance et défiance sont de mise. En effet, la plante est entièrement toxique, c’est bien une « herbe du diable » ! Selon certains auteurs, la dose létale pour un adulte serait de 40 baies et de 15 baies pour un enfant. D’après le Centre Anti-Poison de Lille, les signes d’empoisonnement seront les suivants : lésions de la bouche et la gorge avec salivation excessive et soif, douleurs abdominales violentes, diarrhée, crampe, somnolence, délire.

Bien que son odeur soit particulièrement fétide, les jeunes enfants peuvent être attirés par ses baies aux couleurs vives présentent en automne.

Pour information :

Centre Antipoison et de Toxicovigilance de BORDEAUX

05 56 96 40 80

centre-antipoison@chu-bordeaux.fr

http://www.centres-antipoison.net/bordeaux/index.html

En espérant que cet article de sensibilisation, vous aura été utile.

A bientôt.

 

Sources :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Bryone_dio%C3%AFque

https://www.toxiplante.fr/monographies/bryone.html

https://www.zoom-nature.fr/bryone-une-racine-hors-normes/

http://www.sauvagesdupoitou.com/82/345

http://cap.chru-lille.fr/CAPBD/BAIES/detail/ca3cap.htm

http://nature.jardin.free.fr/1104/bryonia_dioica.html