Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, nous mesurons les moissons comme à l’époque, et nous rendons hommage à André Chavatte, disparu il y a un an.

La photo « Histoire de Douzillac » : Quesaco?
La réponse de Tanneguy Arrou

Table de conversion des anciennes mesures de capacité à Douzillac

 

Le récipient dont nous avons vu la représentation le mois dernier est un double-décalitre.

C’est en 1795 que la 1ère République instaure le système métrique. Dans la réalité les anciennes mesures – le picotin (3,2 litres) et le boisseau (26 litres) seront encore longtemps utilisées. Le système métrique se généralise vers 1825. Notre double-décalitre servait à mesurer du grain.

Les moissons d’antan se faisaient avec une moissonneuse-lieuse (tirée par des chevaux ou des vaches) qui permettaient de regrouper les céréales en gerbes ou gerbiers. C’est dans la cour de ferme que se faisait le battage : avec des fléaux à l’origine puis au 20ème siècle avec des batteuses à vapeur puis à essence. On avait pas de rendement à 73 quintaux l’hectare comme aujourd’hui et on ne cultivait pas non plus les mêmes surfaces de céréales. C’est donc là qu’intervient le double-décalitre.

Il est manipulable à bras d’homme et permet de faire les partages entre les différents parents ou avec les métayers.

Au 20ème siècle on aura également des double-décalitres en métal. Leur usage disparait avec l’amélioration des techniques, des rendements et la fin du métayage.

La photo « Histoire de Douzillac » : André Chavatte
La question de Tanneguy Arrou

Il y a un an (le 23 janvier 2019) André Chavatte nous quittait. Depuis plus de 3 ans il vivait grâce à une bouteille d’oxygène et son état s’est finalement dégradé.

Originaire du Pas de Calais il était propriétaire à Douzillac dès les années 1980 mais c’est en 2003 qu’il s’y installe définitivement pour y prendre sa retraite. Il avait déjà un large parcours de généalogiste et d’historien .

C’est le plus naturellement du monde qu’il a rejoint l’équipe de bénévoles chargée d’effectuer les relevés de l’état civil de Douzillac (de 1656 à 1904). Ce fut également la rencontre avec Sylvie Vidal (des Archives Départementales) qui travaille toujours sur l’histoire de notre commune. Il a adhéré à plusieurs groupes périgourdins d’histoires et généalogies. Il avait bien sûr la carte des archives départementales de la Dordogne. Son intérêt pour internet lui a permis de se connecter sur les meilleurs sites des Archives Nationales et des Archives Militaires. Il a bien entendu consulté les archives de la Mairie de Douzillac. Il a également participé à l’inventaire des archives et la bibliothèque du Musée André Voulgre à Mussidan. Les meilleures archives et bibliothèques privées que l’on puisse trouver à Douzillac lui étaient accessibles.

Dans les années 2010, l’Histoire locale occupait 90% de son agenda. Son ouvrage sur le Capitaine Maine lui a ouvert les portes des associations militaires périgourdines et de la Légion Etrangère. Hormis les autorités officielles et militaires, il est sans doute le seul civil à avoir déposé une gerbe sur le Monument à la mémoire du Capitaine Maine lors des commémorations de Camerone par la Légion Etrangere.

André Chavatte a laissé de nombreux écrits dont la majorité ont fait l’objet d’une publication. Dix ouvrages sur le Périgord et la région de Douzillac ont été édités. Qui saura en dresser la liste ?

Comments (1)

  • Patrick BUGEAUD

    Un commentaire sans grand rapport avec le sujet du mois, mais pour adresser mes amitiés à Tanneguy Arrou, avec qui j’ai passé quelques moments agréables dans ma jeunesse à Douzillac. Je pense notamment aux parties de croquet sous la charmille située à proximité de sa belle maison. Son frère ainé (j’ai oublié son nom), doué pour tout ce qu’il entreprenait, gagnait le plus souvent ces parties acharnées.
    Tanneguy venait avec sa famille passer ses vacances d’été à Douzillac. J’habitais dans la petite gare, située à quelques centaines de mètres de chez lui, et je guettais avec impatience leur arrivée.
    Très heureux de constater qu’il a adopté ce beau village et qu’il contribue à son animation.
    Peut-être aura-t-on l’occasion de se recroiser.

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