Des cigognes (Ciconia ciconia) se sont installées à Douzillac !

Une petite description s’impose : La cigogne blanche est un échassier comme les hérons, les bécasses ou les grues. Elle pèse entre 3 et 3.5 kg pour environ 1.10 m de haut. C’est un planeur remarquable grâce à l’envergure impressionnante de leurs ailes, atteignant parfois 2.15 m. Comme tous les échassiers, elle est perchée sur de longues pattes rouge-orangé sans plume qui lui permet de rester au sec dans sa zone de chasse de prédilection, les marécages. On la distingue en plus de ses couleurs noires et blanches caractéristiques, par son bec rouge-orangé, dague pouvant mesurer 19 cm.

Distingué le mâle de la femelle (dimorphisme sexuel) n’est pas évident. Le mâle est cependant légèrement plus grand.

cap-bily

Les cigognes ne chantent pas, contrairement à la majorité des oiseaux.  Un panel de claquements de bec et postures caractéristiques permettent aux individus de communiquer entre eux ou défendre leurs nids. Sous leurs gorges, une peau orange et noire sert de caisse de résonance.

stork-1205411_1920

 

La cigogne, essentiellement carnivore.

Comme la recherche de nourriture occupe la plupart de son temps, vous l’observerez certainement à l’affût. Sa posture de chasse est assez caractéristique : elle ne cherche pas à se camoufler, elle se positionne au milieu des champs, marais, bord des fossés où elle débusque insectes, mollusques, poissons, vers de terre, serpent et amphibiens. Si elle découvre le gite d’un rongeur, elle s’installe et attend patiemment sa sortie pour le transpercer de son bec. Son menu est très rarement composé de végétaux.

La cigogne, une architecte équilibriste

Comme vous pouvez le constater dans le billet de Christian Thebault, les nouveaux douzillacois ont élus domicile en haut d’un peuplier élagué. Mais elles auraient  pu s’installer sur un poteau électrique ou un toit. C’est le mâle qui a découvert cet emplacement et a commencé à y installer une plateforme solide, réalisée à partir de rameaux de bois, de foin et d’herbe. La femelle, ayant certainement trouvé le lieu attirant, a terminé la « décoration » en achevant la création de la cuvette qui accueillera la progéniture. Cette étape se déroule entre février et mars. Ce couple pourrait peut-être revenir l’année prochaine, soit construite un nouveau nid, soit reprendre cet emplacement et y ajouter une nouvelle couche pour consolider la plateforme. Le nid peut atteindre au fur et à mesure des années, une demi-tonne, avec un diamètre de deux mètres pour 1.5 m de haut.

stork-286275_1920

Une fois le couple formé, voici le temps des audacieux et habiles accouplements  qui s’effectuent sur le nid à partir de février. C’est entre mars et avril que 3 à 5 œufs blancs seront pondus. Ils seront couvés par les deux parents pendant 32/34 jours, chacun leur tour. C’est donc entre avril et mai que les cigogneaux briseront leurs coquilles.

La croissance est très rapide car le couple les nourrit plusieurs fois par jour. A tour de rôle, ils déposent de petites proies régurgitées au centre du nid. Au bout de deux mois, les cigogneaux ressemblent à leurs parents, excepté la couleur des pattes et du bec qui restera noire encore quelques mois.

L’apprentissage de l’autonomie commence par le vol, puis la chasse. Ils trouveront dès la fin de mois d’aout de jeunes congénères pour migrer vers le sud. Ils y resteront jusqu’à leurs deux hivers révolus car la nourriture y est abondante. Une fois adulte, ils reviendront chez nous et cela tous les ans.

Les adultes, quant à eux rejoindront les pays chauds en septembre.

stork-380180_1280

La cigogne, grande migratrice

La cigogne reste en couple tout au long de la nidification et se rassemble lors des migrations (janv./fév. et aout/sept.) en groupe de plusieurs centaines d’individus. Elles parcourent  parfois plus de 5000 km à raison de 4 à 8 heures par jour à une vitesse moyenne de 50 km/h. Contrairement aux autres migrateurs, elles ne volent que le jour et seulement si les conditions météorologiques le permettent. En effet, elles ont besoin du soleil pour emprunter les courants d’air chaud et planer pour économiser leurs forces.

Arrivés sur le lieu d’hivernage, elles vont reconstituer leurs réserves et entameront un nouveau cycle.

Migration-cigognes-2

Sachez que la cigogne a une réputation de fidélité à toute épreuve, mais la cigogne est surtout fidèle à son nid. C’est pourquoi soyez attentif car l’année prochaine, il est tout à fait possible qu’elles reviennent et peut-être accompagnées.

Un peu d’histoire…. Un peu de folklore… un peu d’imagination.

Chez les Grecs anciens, la cigogne a aussi la réputation d’être un symbole de fidélité aux vieux parents, et une loi obligeant les enfants à s’occuper de leurs parents a été appelée « Pelargonia », de pelargos, cigogne.

Mais la cigogne évoque aussi une notion de longévité. En Chine, pour souhaiter une longue vie à un ami ou à un parent, on lui offre l’image d’une cigogne.

Afficher l'image d'origine

 

Pour finir, si vous souhaitez frissonner sur votre transat et en apprendre un peu plus sur le trajet migratoire de ses volatiles, je vous conseille la lecture de ce thriller.

 

 

 

 

Sources:

oiseaux.net: cigogne.blanche.html

wikipedia: Cigogne_blanche_en_France

wikipedia: Cigogne_blanche

eduscol.education.fr

futura-sciences.com

There are no comments yet.

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked (*).

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.