Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, on découvre l’histoire commune de Beauronne et Douzillac, et on s’interroge sur le soldat Tambour…

La photo « Histoire de Douzillac » : Souvenir commun beauronnais
La réponse de Tanneguy Arrou

Dordogne, mars 1944

Nous sommes trois mois avant le débarquement de Normandie. Les réfractaires du STO ont renforcé les maquis, la Résistance est très active (sabotages et attaques en tous genres), la traque aux juifs et aux terroristes s’intensifie, l’opinion publique est à la veille de basculer pour le parti gaulliste.

La  Division Brehmer (composée de la Wehrmacht et de SS) va opérer en Dordogne, Corrèze et Haute-Vienne du 26 mars au 16 avril 1944 : Exécutions sommaires de civils et de résistants, viols, incendies, pillages, déportations,destructions de campements de maquisards….

La région de Mussidan est investie le 26 mars. À Douzillac, au hameau des Thoumelies, 4 militaires se présentent  à 7 heures chez Mme Marguerite Sébastien, ils perquisitionnent et repartent avec son fils Léo, âgé de 38 ans.

Il n’y a pas de témoins mais l’on sait qu’il a été exécuté vers 8 heures à proximité de la gare de Beauronne où l’on retrouvera son corps.

Douze autres personnes de Petit Boissonnie, Thoumélies et Moulin  de Beauronne furent arrêtées ce jour là et emmenées à Périgueux.

C’est le 26 mars 2004 que la stèle commémorative a été inaugurée par les deux communes.

La photo « Histoire de Douzillac » : Le soldat Tambour – Le petit grain de sable de l’histoire de Douzillac
La question de Tanneguy Arrou

Dans certaines armoires douzillacoises, on conserve peut être quelques écrits historiques de Marcel Raymond. Plus que de l’Histoire ce sont des histoires, des historiettes et parfois même des ragots proches de la diffamation.

Il y a une dizaine d’années il a été prévu d’ajouter au Monument aux morts une plaque pour les combattants de la guerre d’Algérie et une autre pour la guerre d’Indochine. C’est alors que M. Raymond a signalé aux autorités compétentes que le soldat Roger Tambour (1894 -1917) ne figurait pas sur le  monument aux morts de la commune. Branle-bas général dans les archives, à la mairie, à la Préfecture. Le soldat Tambour – mort pour la France – mérite sa place sur le monument aux morts de la commune.

La presse aime ce genre d’histoires et Sud-Ouest n’a pas manqué de faire un bel article sur le soldat Tambour et la commune, soucieuse du devoir de mémoire et de réparer cet oubli.

Nouveau branle-bas général quelques jours avant le 11 novembre, alors que l’on venait fixer les nouvelles plaques et graver le nom de Roger Tambour. Personne n’avait pris soin de vérifier, mais Roger Tambour figurait bien sur le  Monument aux morts…

Connaissez vous l’épilogue de cette histoire qui, tel un jeu de piste, se poursuivra à l’église de Douzillac avec la bienveillante intervention de M. François ?

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