lau peyrau

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, nous attaquons le Tour de France avec un cycliste bien de chez nous, et descendons nous rafraichir aux abords de la rivière et de lau peyrau après la canicule.

La photo « Histoire de Douzillac » : Un cycliste Douzillacois
La réponse de Tanneguy Arrou

ChauviereAlexandre Chauvière (né en 1892 à Montaigu) est originaire de Vendée mais sa famille habite à Douzillac. Ses parents et ses frères travaillent dans l’agriculture, quant à lui il exerce la très rare profession de coureur cycliste.

Indépendant ou professionnel il participe aux éditions 1911 et 1912 du tour de France. Le Tour en est à ses débuts et l’on est très loin de l’organisation actuelle. Les coureurs dorment chez l’habitant ou dans des granges ; ce sont les maréchaux-ferrant qui réparent les vélos endommagés; tous les mauvais coups sont de règle. En 1911 le Tour de France se déroule en 15 étapes totalisant 5344 Km. Des 84 coureurs engagés ils sont 28 à franchir la ligne d’arrivée et le vainqueur (Gustave Garrigou) l’emporte avec une moyenne de 27,3 Km/h.

La fiche militaire d’Alexandre Chauvière précise qu’il est coureur cycliste. En 1914 il est mobilisé et incorporé au 1er bataillon de chasseurs à pied, groupe cycliste.

Il ne reverra pas Douzillac.

Notre cycliste meurt en effet pour la France le 6 septembre 1914 à Courtaçon (Seine et Marne) lors de la Bataille de la Marne. Il est le 2ème mort de la commune. Son frère Henri Chauvière est également tué le 10 mars 1917.

Ils figurent tous les deux sur le monument aux morts de Douzillac.

Retrouver son palmarès cycliste ici.

La photo « Histoire de Douzillac » : Lau payrau dau bretoux
La réponse de Tanneguy Arrou

lau peyrauL’acte ci-joint est daté du 1er ventose an 4 (20 février 1796). Le citoyen Pierre Duponteil habitant des Eygaux se porte acquéreur d’une terre labourable d’une contenance de 30 picotins, mesure de Mussidan, soit 48,15 ares. Cette parcelle se situe à lau peyrau dau bretoux c’est à dire à proximité de la rivière au lieu dit les prés de la dame juste derrière la Vaurille (section AN du cadastre actuel).

L’agriculture est une longue patience. 223 ans plus tard son descendant, Marc Duponteil, est toujours propriétaire aux Eygaux et au pré de la dame où il cultive environ 18 hectares de mais d’un seul tenant. Le remembrement est passé par là.

Mais au fait : Que veut dire lau payrau dau bretoux ?

Comments (1)

  • michel delpech

    Toujours très intéressant la rubrique de Tanneguy !

Laisser un commentaire

Your email address will not be published. Required fields are marked (*).

Ce site utilise Akismet pour réduire les indésirables. En savoir plus sur comment les données de vos commentaires sont utilisées.