urbanisation

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, on découvre les noms qui se cachent derrière l’urbanisation du village, et on retrouve les traces d’une vieille Fronde à Douzillac…

La photo « Histoire de Douzillac » : quelques lieux-dits
La réponse de Tanneguy Arrou

BARRILHON

Barrilhon se situe à Mauriac-Nord, c’est la zone qui précède le Grand Taunis (ou plutôt le Grand Thony). Antoine de Taillefer, seigneur de Mauriac, s’y était retiré en 1600 après avoir fait donation de ses biens à son fils Isaac de Taillefer.

En 1600 les guerres de religions sont terminées et le Périgord est une région apaisée. On imagine volontiers A. de Taillefer occuper une maison forte où il a trouvé un meilleur confort qu’à Mauriac et des pièces plus faciles à chauffer. Aujourd’hui il n’en reste plus rien.

Il y a une vingtaine d’année l’agriculteur qui exploitait ces terres a dégagé tout un amas de pierres qui le gênait dans ses labours à 200 mètres de la route départementale. Peut-être les restes d’une construction.

Étymologie : Barrilhon être un diminutif occitan du mot barrière au sens d’un verrou : Barrouei, barreulho .

LA CHAPOULIE

Les géomètres l’ont rattachée à Coucou. Elle se situe en bas du chemin qui part des Bernardoux à la rivière (Section AK parcelles 100/106 +113 ). C’est une petite zone d’environ 4 hectares.

Il y a une cinquantaine d’année d’aucuns parlaient de la Chapouille.  Étymologie non déterminée. En Dordogne on trouve d’autres Chapoulie(s), Chapouille ou Chapoulette.

LAS GERBORIAS

Dans les bois de Douzillac juste au dessus du bourg c’est un point haut de la commune où se situe le château d’eau. Las Gerborias évoque bien sur les gerbes ou plus exactement les meules de gerbes en patois périgourdin. La proximité du bourg fait qu’au niveau des Gerborias la forêt a été rattrapée par l’urbanisation depuis une vingtaine d’année. On y compte 4 maisons à présent.

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Impensable il y a 30 ans, l’urbanisation qui arrive derrière le mur du cimetière

LES GACOUGNAS

Ce sont souvent la forêt, le rocher, l’aspect du paysage, l’eau et parfois même les premiers occupants qui déterminent la toponymie d’un lieu. Les Gacougnas évoque les Gascons (la Gascogne fut unie à l’Aquitaine en 1052). A l’origine le peuple Vascon s’établit au 7ème siècle au nord des Pyrénées.

En 1843, on a trouvé le coin le plus calme qui soit pour créer le nouveau cimetière au lieu dit LASGASCOUGNAS (lettre du Maire de Douzillac du 30 janvier 1843 à Mr le Sous-Préfet). Depuis lors on avait plus entendu parler de ce lieu-dit ; on se contentait d’évoquer le cimetière. À la faveur du 21ème siècle, les Gacougnas et la croix du Gendre sont en passe de devenir une des zones les plus peuplées de la commune.

La photo « Histoire de Douzillac » : Un colonel dans la Fronde
La question de Tanneguy Arrou

balthazarLe Colonel Jean de Balthazar est passé à Douzillac en 1652.

Mais qu’a-t-il bien pu y faire?

Un indice: 1648/1653 – La France traverse une période de troubles ; c’est La Fronde.

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