Assez parlé de ces jeunes en voyage à l’autre bout du monde, il est temps pour nous de revenir plus près de nos préoccupations du moment et de notre Périgord natal ou d’adoption. Et quoi de mieux pour cela que de parler d’une rentrée emblématique, la rentrée scolaire, en compagnie d’une toute nouvelle professeure issue des rangs de l’école du village ?  

Laura, une jeune femme qui a su aller au bout de son ambition!

Laura, une jeune femme qui a su aller au bout de son ambition!

Laura Joseph, 24 ans et fraîchement diplômée d’un Master de mathématiques, réalise cette semaine un vieux rêve : elle fera sa première rentrée en tant que professeure de mathématiques au collège de Véline, à côté de Ste-Foy-La-Grande. Et ce n’est pas mentir de dire qu’elle a toujours eu pour ambition de devenir professeure. Du moins ne serait-ce dès la 6ème où son faible pour la discipline de sciences pures se confirme sérieusement. « Un jour je serai professeure de maths ! » disait-elle déjà à une époque où les vocations de princesses, chanteurs et millionnaires sont encore légions dans la cour de récréation. Dès lors, elle ne lâchera plus jamais vraiment ce vieux rêve, malgré le parcours du combattant qu’elle a du réalisé. Première épreuve : une dose d’humilité et de persévérance. Après les douces années collège arrivent les dures années lycée. Fidèle à son vœu, Laura entre en section Scientifique en 1ère et en ressort avec une note de 10,5 à l’épreuve de maths du Baccalauréat. Une note certes moyenne, mais qui n’a pas empêché la jeune bachelière de continuer dans sa voie, et bien lui en à pris. Le premier conseil qu’elle prodigue aux jeunes en manque d’assurance est de ne pas se décourager, car le travail fini toujours par payer. La deuxième étape elle pourrait être assimilée à une course à l’aveugle dans ce qui est devenu depuis quelques années un éternel chantier de réformes. Elle nous raconte son entrée dans le monde universitaire : « Au départ, lorsque je suis arrivée en fac de mathématiques, le contrat était que je devais y faire une licence (3ans), puis passer deux ans en IUFM pour pouvoir ensuite enseigner. Sauf qu’en 2ème année, on nous annonce gaiement que les IUFM vont disparaître et qu’il ne faudra non pas une licence mais un Master (5 ans) de mathématiques pour devenir professeure. » Moment de panique et de doute alors pour Laura, qui s’interroge sur son envie de poursuivre une formation de plus en plus théorique là où son souhait était de rentrer dans la pratique. Finalement, le destin semble envoyer un signe de soutien à notre apprentie professeure lorsqu’elle découvre une possibilité de formation en alternance en Master 1. Cette possibilité, sur la base du volontariat, est alors rendue possible dans uniquement 2-3 académies en France. Le programme : chaque mercredi celebrex for tmj pain matin, les volontaires se rendent en binôme dans un établissement et sont sous la responsabilité d´ un tuteur. Après quatre mois d’observation de leur tuteur, entre septembre et décembre, les stagiaires ( elles sont rémunérées le minimum légal de tout stagiaire, 416€ alors) prennent sous leur responsabilité les classes du tuteur. Préparation de cours, lexapro generic corrigé de copies, le pari semble risqué alors, car à côté de cela, il fallait valider la formation de Master. Laura décide tout de même de tenter sa chance et quitte son travail au Intermarché de Neuvic. Elle débarque alors dans un lycée en ZEP. De Lormont, avec sous sa charge une classe de seconde, une Terminale STG et une Terminale ES. « C’est un choix que je ne regrette pas du tout, cela m’a apporté une bonne petite expérience et j’étais à ce moment là certaine de ne pas faire fausse route quant à la décision que j’avais prise en 6eme. Puis cela m’a réconcilié avec les ZEP, les élèves bien que bavards y sont super attachants ». À côté de cela, Laura a poursuivi son Master,orienté vers les mathematiques pures, qui laisse un certain goût d’inutilité pour la suite de son projet : « chaque semestre, nous avions des examens qui parlaient de choses que je ne comprenais pas, mais que, par magie ou je ne sais qu’elle divinité, mais que j’ai réussi à valider ». Heureusement, la formation comprenait également un cours de didactique, sur l’enseignement en soi, donné par des anciens professeurs de l’IUFM. Cette matière à passionné Laura, qui s’y retrouvait parfaitement (« cela faisait longtemps que je n’avais pas eu des 15-16 sur mes copies ! »). Elle a également pu faire un stage de 6 semaines lors de sa deuxième année de Master, ce qui lui fait dire que la réforme n’a pas eu que du mauvais puisque la pédagogie gardait une place dans la nouvelle formation. Autre avantage non négligeable de la masterisation, les futurs professeurs passaient alors à l’échelon 3 de la grille de salaire de fonctionnaire, faisant passer leur rémunération de 1580€ à 1700€ net. « Maintenant, je pense que les cours de mathématiques ultra-poussées n’ont absolument celebrex and tylenol together side effects aucun intérêt, sauf pour faire de la sélection là où il n’y en à pas besoin, puisqu’il y à plus de postes disponibles que de reçus ! » explique-t-elle. Elle garde cependant espoir pour la suite, puisque l’on propose désormais des stages pratiques dès la 3ème année de licence et que l’examen final, le CAPES, portera également sur la didactique et plus seulement sur les mathématiques. Maintenant, Laura n’attend qu’une chose : retrouver ses classes de 6eme et 5eme (« que des petits bouts de choux ! »), un âge où les enfants sont selon elle adorables et enthousiastes, toujours prêts à participer. Une flamme qui disparaît souvent arrivé en 4ème… finalement c’est davantage sa rencontre avec sa tutrice et l’équipe pédagogique qui la stressait, craignant de se retrouver avec des professeurs croulants et blasés. Mais les quelques retours qu’elle a eu sur sa nouvelle école sont tous très positifs, et Laura appréhende bien la rentrée. Il ne nous reste donc qu’à lui souhaiter bonne chance et tous nos vœux de réussite, en espérant peut-être la voir manier la règle et le compas à Neuvic… Petit Jeu Bonus : A défaut d’avoir une photo de classe avec Laura comme professeure, nous en avons retrouvé d’elle en tant qu’écolière à Douzillac et Beauronne. Saurez-vous l’identifier ainsi que ces petits camarades…?

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