Les jeux-photos – Mars 2014

 

Comme chaque mois désormais, retrouvez nos jeux-devinettes utilisant des clichés de la commune pour en découvrir un peu plus sur le village.

 

 

Le jeu du détail :

QUIZZ 2 questionMais où se trouve ce détail sur la commune?
Et que savez vous du bâtiment en question?

La réponse dans le mois!

La photo « Histoire de Douzillac » :

auges en pierreOn pourrait parler da bacs a fleurs ou plutôt d’auges en pierre. Mais de quoi s’agit -il exactement?

Ces « auges » sont anciennes, très anciennes.Hautes d’un peu plus d’un mètre elles pèsent respectivement 320 ET 550 Kg et n’ont jamais quittées Douzillac.

On peut les voir dans une cour. Mais a quoi servaient-elles?

La réponse très prochainement!

Jeux Photos : les réponses du mois de Février

Nous avions le mois dernier proposé deux jeux-photos, qui consistait pour l’un à deviner de quel ensemble architectural faisait partie un détail, et pour l’autre de découvrir la nature d’un objet présent sur le village, pour mieux connaître son histoire. Retrouvez ici les réponses :

La Photo-Détail : QUIZ 1 Question

Nous avons commencé simple, en vous montrant la photo suivante :

Et la réponse n’est autre que notre belle et récente mairie! On commence facile, mais cela va se corser par la suite!

QUIZZ 1 reponse

 

Jeu devinette « Histoire de Douzillac » :

Là, M. Arrou vous présentait une ancienne cheminée, parmi les plus vieilles du village :

Mais quelle est donc cette cheminée?

Mais quelle est donc cette cheminée?

Réponse de M. Arrou :

Nous sommes la aux Niautouneix au niveau du repaire noble que l’on appelle Valery depuis la fin 19 eme siècle. La cheminée est sans doute du 15 eme siècle (1460). Il se compose d’une maison forte modifiée au 18ème siècle et d’une tour dont la hauteur a été réduite.

Le renfoncement a gauche dans le mur permettait de conserver un système de chaines utilisees lors de la cuisson.Un spécialiste nous a précise que le manteau(la partie supérieure de la cheminée)n’est pas d’origine et provient d’une autre cheminée 17eme siècle.

Les traces de ruissellement de la pluie sont très visibles et il y avait urgence a la restaurer : ce fut chose faite en 2007. Cette très belle cheminée se trouve dans la tour récemment restaurée et le propriétaire se fera un plaisir de vous la montrer. »

Est-elle la plus vieille cheminée de la commune pour autant? « Non. Celles du gite rural de la commune sont sans doute plus anciennes », explique M. Arrou.

Centième anniversaire du début de la Première Guerre Mondiale – Episode 2

Le deuxième épisode sur la centième du début de la Première Guerre Mondiale vous est proposé par André-Pierre Chavatte. Il fait suite au premier épisode disponible ici.

Le prix d’une vie

Quelques familles reçurent, après le décès au front d’un mari ou d’un fils, un secours de 150 francs pour les soldats, de 300 francs pour les gradés (sous-officiers ou officiers), à croire que la vie d’un homme ne vaut que par la présence de galons ou d’épaulettes.

En se rapportant à sa valeur de l’époque, le franc de 1914 vaudrait actuellement 2€21, celui de 1915 1€89, celui de 1920 … 0€64!

La vie d’un soldat était donc estimé, en 1915 à 283€50!

Sans commentaire!

L’armée d’active, l’armée de réserve, l’armée territoriale.

Pendant la première guerre mondiale, selon son âge, chaque homme doit s’acquitter de ses obligations militaires, en étant incorporé:

• soit dans l’armée d’active (régiments numérotés de 1 à 176. L’armée d’active est composée d’hommes âgés de 21 à 23 ans, c’est-à-dire nés en 1891, 1892, 1893 et au-delà. (Durée du service actif 3 ans).

• soit dans l’armée de réserve (régiments numérotés de 201 à 421). L’armée de réserve est composée d’hommes âgés de 24 à 33 ans, c’est-à-dire nés entre 1881 et 1890 (Durée du service de réserve 11 ans).

• soit dans l’armée territoriale. La territoriale est composée d’hommes âgés de 34 à 39 ans, c’est-à-dire nés entre 1875 et 1880 (Durée du service territorial 7 ans). Pendant la guerre les territoriaux étaient surnommés les Pépères.

• soit dans la réserve de l’armée territoriale. Elle est composée des hommes âgés de 40 à 45 ans, c’est-à-dire nés entre 1868 et 1874. Rapidement, la réserve de l’armée territoriale incorporera des hommes âgés de 46 à 49 ans, cest-à-dire nés entre 1865 et 1868.

Les régiments de réserve et la territoriale accueillaient tous les mobilisables ayant déjà effectué leur service militaire, ou y ayant échappé pour une raison ou une autre: exemptés, réformés, sursitaires, omis …

Les régiments de réserve se rattachaient aux régiments d’active, dont ils reprenaient la numérotation augmentée de 200. Le régiment de réserve du 108ème R.I (Bergerac) devenait ainsi le 308ème R.I. Très vite, lors du conflit, il n’y eut plus de différence entre les régiments d’active et ceux de la réserve.

Bien que les régiments territoriaux n’aient pas été prévus pour participer directement aux combats, certains régiments montèrent au front, notamment dans le Nord et dans l’Est. De plus, fin août 1914, c’est-à-dire au début du conflit, les plus jeunes classes des territoriaux furent intégrés dans des régiments d’infanterie d’active et de réserve pour compenser les pertes.

Le 1er août 1918, tous les régiments territoriaux existants furent officiellement dissous … et les hommes dispersés parmi les régiments d’active et de réserve.

Liste des Poilus Douzillacois – A à C

Découvrez tous les anciens Poilus Douzillacois (cliquez ici)MONUMENT AUX MORTS, de la lettre A à la lettre C, qui ont combattu pour la France, et suivaient leur parcours durant la guerre. Peut-être trouverez vous l’un de vos ancêtres! Pour déchiffrer le tableau, découvrez les acronymes utilisés ci-bas.

MPLF: Mort pour la France.

R.I: Régiment d’Infanterie.

R.I.C: Régiment d’Infanterie Coloniale

R.T.I: Régiment Territorial d’Infanterie

R.G: Régiment du Génie.

R.A: Régiment d’Artillerie

R.T.A: Régiment Territorial d’Artillerie

R.A.L: Régiment d’Artillerie Lourde

B.C.P: Bataillon de Chasseurs à Pied

B.C.A: Bataillon de Chasseurs Alpins

D.I: Division d’Infanterie

C.O.A: Commis et Ouvriers d’Administration

R.D: Régiments de Dragons.

2ème cl.: 2ème classe.

1ère cl. 1ère classe.

 André-Pierre Chavatte

 

Jeu devinette « Histoire de Douzillac »

Pour découvrir l’histoire foisonnante du village, quoi de mieux qu’un jeu de devinettes illustrés ? M. Arrou vous propose chaque mois de découvrir les vestiges du temps présents sur la commune en vous obligeant à mener l’enquête. A vous de trouver le chemin jusqu’à la réponse, qui vous sera autrement dévoilée le mois prochain.

Ce mois-ci, nous découvrons l’un des plus vieux bâti du village…

La plus vieille cheminée du village?

Mais quelle est donc cette cheminée?

Mais où est donc cette cheminée?

Le château de Mauriac est assurément le plus beau bâtiment de la commune. Fin 18ème – début 19ème siècle, après avoir été vendu comme bien national, il a subi le sort de nombreux châteaux français : il est devenu une carrière de pierre et l’on déplore aujourd’hui la disparition de l’escalier, de quelques tourelles et de toutes les cheminées d’origine.

Heureusement, notre patrimoine douzillacois recèle quelques merveilles cachées comme cette cheminée photographiée ici avant restauration.

Mais ou se trouve -t-elle? Et à quoi servent les différents éléments présents sur la photo?

Petite indication : on est a peu près a 1000m de l’église.

Centième anniversaire du début de la Première Guerre Mondiale – Episode 1

Chronique rédigée par André Chavatte en l’occasion du centenaire de la 1ère Guerre Mondiale.

Par décision du Président de la République, le Ministre des Anciens Combattants, M. Kader Arif a fixé le 19 juin 2013 la feuille de route concernant le 100ème anniversaire du début du  premier conflit mondial.

Même si tout un chacun (et je suis un de ceux-là) ne comprend pas le pourquoi d’une commémoration du début d’un conflit (il est à mon humble avis plus logique d’en commémorer la fin!), le gouvernement annonce la célébration d’un « évènement majeur » et souhaite « en faire un moment de fierté nationale et une occasion de rassembler tous les Français autour d’une mémoire apaisée ».

Le Ministre pointe également le potentiel économique d’un tel évènement à une époque où le « tourisme mémoriel » explose.

La première cérémonie aura lieu le 14 juillet 2014. Ce jour-là, des porte-drapeaux et des groupes de jeunes issus des nations ayant participé à la Grande Guerre, défileront sur les Champs-Elysées.

Le deuxième temps fort du cycle mémoriel aura lieu deux semaines plus tard, le 31 juillet lors du centième anniversaire de l’assassinat de Jean Jaurès, puis le 3 août, date anniversaire de la déclaration de guerre de l’Allemagne à la France. Ce jour-là, la France entend proposer aux anciens pays belligérants que soient partout observées une ou deux minutes de silence. L’initiative aurait pour mérite de rappeler la gravité de l’entrée en guerre  sans l’enfermer dans sa seule dimension franco-allemande.

Lors de cette guerre on dénombre environ 40 millions de victimes civiles et militaires (19 millions de morts et 21 millions de blessés).

Pour la France qui comptait en 1914 une population de 39,6 millions d’habitants, les pertes militaires s’évaluent à 1397800 morts, les pertes civiles à 300000 morts, les blessés militaires à 4266000.

27% des jeunes hommes de 18 à 27 ans sont tombés au champ d’honneur.

Douzillac ne fait pas exception à la règle et a payé un lourd tribut à cette guerre: 49 morts sur les 192 jeunes hommes qui y ont participé.

Première partie

Il m’a paru normal, il y a quelques années, au cours de mes recherches sur l’histoire locale de Douzillac, de me pencher sur les habitants de la commune ayant participé à la Grande Guerre, celle que les Anciens appelaient eux-mêmes la « der des ders ».

J’ai d’abord, bien évidemment, dans un premier temps, relevé les noms figurant sur le Monument aux Morts de la commune et dans l’Eglise St Vincent. Il n’y a pas moins de 49 noms inscrits sur ce Monument.

Tous n’étaient pas natifs de Douzillac. Leur nom a été inscrit, vraisemblablement, parce qu’au moment de leur décès, eux ou leur famille résidaient dans la commune.

Ma première approche était de relater leurs derniers jours en recherchant dans les historiques de régiments que je pouvais trouver, tout en m’aidant des fiches du site « Mémoire des Hommes ».

Mobilisation générale - 2 août 1914

Mobilisation générale – 2 août 1914

Mais les héros de cette guerre ne sont pas tous morts au champ d’honneur. Beaucoup, heureusement, en sont revenus. Mais tous ont été marqués, certains dans leur chair, et tous moralement.

Il m’a donc paru logique de les réunir dans ce document.

La liste de ces poilus douzillacois n’est certainement pas exhaustive : j’avais lancé un appel lors d’une réunion des Anciens de la commune afin qu’ils puissent me prêter des documents (livrets militaires, photos, cartes postales, correspondance…) que j’aurais pu exploiter lors de la rédaction de ce document, mais malheureusement, peu y ont répondu. Je n’ai donc eu comme ressource que la consultation des registres matriculaires de la série 2R  des Archives Départementales de la Dordogne à Périgueux.

Ce document contenant les parcours des 192 « poilus » douzillacois a été remis en mairie en 2009.

Suivront sur le site de « Douzillac, mon village » les noms et certains renseignements de tous ceux que nous pourrions appeler des héros (et qui le furent), mais qui étaient avant tout des hommes avec des parents, des épouses et des enfants et que la folie de quelques « va-t-en-guerre » allait précipiter dans le chaos et l’horreur des combats.

André-Pierre CHAVATTE

Pourquoi les appeler « les Poilus »?

Le terme « Poilu » immortalisé par la Grande Guerre durant laquelle il devint rapidement le surnom donné aux 8,5 millions de soldats Français, est apparu bien avant 1914, selon l’Historial de la Grande Guerre de Péronne (Somme).

Un "poilu" de 14-18

Un « poilu » de 14-18

Il s’agit, en effet, d’un terme militaire, datant de plus d’un siècle avant la Première Guerre mondiale, qui désignait, dans les casernes où il prédominait, l’élément parisien et faubourien, soit l’homme d’attaque qui n’a pas froid aux yeux, soit l’homme tout court. Il désignait également dans le langage familier quelqu’un de courageux.

L’expression la plus ancienne est « un brave à trois poils » que l’on trouve chez Molière en 1659 dans les « Précieuses Ridicules ».

Les « Bleuets » devenaient des « Poilus ».

Autrefois, les poils étaient considérés comme un signe de force, de virilité. Du sens mâle, c’est-à-dire « qui a du poil », puis « poilu », ce mot est passé tout naturellement à celui de courageux, d’intrépide, sens que le mot a déjà dans « Médecin de campagne » de Balzac (1833). Le poilu désignait auparavant le grognard d’Austerlitz.

Mais c’est surtout dans les tranchées que cette épithète s’est généralisée, pour désigner tout à la fois les braves qui ont vu le feu de près et ceux qui sont rest

és au front où ils ont laissé pousser barbe et moustache.

Ces « poilus » accueillaient les « bleuets », surnom donné aux jeunes soldats qui, après leurs classes, rejoignaient le front et qui, à leur tour, prenaient le nom de « poilus ».

Bienvenue au Cottage Tattoo!

Si vous habitez le village, vous vous êtes certainement aperçu de ce petit panneau atypique apparu il y a peu à l’entrée de Mauriac Sud, aux abords de la route départementale en allant vers Neuvic. En se rapprochant, vous y verrez le portrait en noir et blanc d’une femme à la fois chic et désinvolte, arborant une ribambelle de dessins sur tout le corps. En dessous, une inscription « Tatouage » et une flèche indiquant la route du château de Mauriac.

C’est justement en contrebas du monument du village que s’est installée Marjorie Valstar et son « Cottage Tattoo » depuis la mi-novembre, un salon de tatouage pas comme les autres. Sa première marque de fabrique : c’est dans les murs de sa résidence qu’elle a décidé d’installer son activité, une rupture avec le modèle habituel qui consiste à s’installer dans le centre-ville des grandes agglomérations. Et une excellente façon de partager le calme et la beauté de ce cet îlot de tranquillité, qui le rapproche des célèbres cottages des îles britanniques.P1070428

Mais il suffit de franchir le pas de la porte pour découvrir un tout nouvel univers. Un ton résolument vintage, avec de vieilles radios et un mobilier chaleureux, qui nous aspire dans les années de la Prohibition américaine, grande source d’inspiration de Marjorie Valstar. C’est que son activité, démarrée à la mi-novembre, s’inscrit dans une démarche avant tout artistique. Entre l’apprentissage de quelques instruments (piano, violoncelle), les festivals de rockabilly et l’envie de se mettre à la peinture, les terrains d’expérimentation ne manquent pas ! Mais pour l’heure, c’est au tatouage que Marjorie souhaite montrer l’étendue de ses compétences.

Le tatouage, passion de longue date

P1070426Car le tatouage n’est pas métier qui s’obtient nécessairement avec un diplôme, c’est avant tout un travail d’autodidacte. Et la tatoueuse du village, aujourd’hui âgée de 37 ans et mère de 5 enfants, n’en est pas à son premier coup d’essai. Elle s’est faite elle-même son premier tatouage à l’âge de 15 ans.

Maintenant, pour réaliser un tatouage, celle-ci prend le temps lors d’une première rencontre de s’imprégner de l’idée de son client et de découvrir son univers pour obtenir un travail sur mesure. Peu contrainte à l’urgence grâce au travail à domicile, Marjorie Valstar travaille sur rendez-vous et prend le temps de faire connaissance. « Il faut que la magie de la rencontre opère parfois pour se lancer, et il n’y a pas d’âge pour se faire tatouer de nos jours » explique-t-elle. La clientèle, elle, se constitue principalement sur la base du bouche à oreille, et commence à fleurir considérablement. En tout cas, bon nombre de douzillacois sont déjà passés dans son atelier.

Et l’hygiène dans tout ça ?

Après, pour se lancer faut-il s’assurer des bonnes conditions hygiéniP1070419ques du travail. Vous serez donc rassurés de savoir que Marjorie détient un diplôme attestant d’une formation sur l’hygiène et la salubrité et qu’elle applique méticuleusement les règles de base : tout son matériel (aiguilles, réservoir d’encre…) est à usage unique. Le carrelage au sol n’a pas de joint. L’encre respecte scrupuleusement la réglementation française dont on a tant entendu parlé dernièrement et évite tout produit trop allergène. Et tous les restes partent à la déchèterie de Neuvic, pour convaincre les plus écolos. Pour ceux qui restent craintifs, Marjorie vous rappellera : « Je me tatoue avec, je tatoue les gens que j’aime, alors vous vous doutez bien que je fais très attention ! ».

Ne vous reste donc plus qu’à repenser à ce petit dessin ou phrase que vous souhaitiez inscrire dans votre peau de longue date, et à passer voir Marjorie pour la réalisation. Cap ou pas cap de se tatouer « Douzillac Mon Village » sur le cœur !

Pour contacter Marjorie Valstar : 06.71.98.71.85 ou cottagetattoo@orange.fr

C’est la rentrée! – Laura, Douzillacoise et nouvelle professeure de mathématiques

Assez parlé de ces jeunes en voyage à l’autre bout du monde, il est temps pour nous de revenir plus près de nos préoccupations du moment et de notre Périgord natal ou d’adoption. Et quoi de mieux pour cela que de parler d’une rentrée emblématique, la rentrée scolaire, en compagnie d’une toute nouvelle professeure issue des rangs de l’école du village ?  

Laura, une jeune femme qui a su aller au bout de son ambition!

Laura, une jeune femme qui a su aller au bout de son ambition!

Laura Joseph, 24 ans et fraîchement diplômée d’un Master de mathématiques, réalise cette semaine un vieux rêve : elle fera sa première rentrée en tant que professeure de mathématiques au collège de Véline, à côté de Ste-Foy-La-Grande. Et ce n’est pas mentir de dire qu’elle a toujours eu pour ambition de devenir professeure. Du moins ne serait-ce dès la 6ème où son faible pour la discipline de sciences pures se confirme sérieusement. « Un jour je serai professeure de maths ! » disait-elle déjà à une époque où les vocations de princesses, chanteurs et millionnaires sont encore légions dans la cour de récréation. Dès lors, elle ne lâchera plus jamais vraiment ce vieux rêve, malgré le parcours du combattant qu’elle a du réalisé. Première épreuve : une dose d’humilité et de persévérance. Après les douces années collège arrivent les dures années lycée. Fidèle à son vœu, Laura entre en section Scientifique en 1ère et en ressort avec une note de 10,5 à l’épreuve de maths du Baccalauréat. Une note certes moyenne, mais qui n’a pas empêché la jeune bachelière de continuer dans sa voie, et bien lui en à pris. Le premier conseil qu’elle prodigue aux jeunes en manque d’assurance est de ne pas se décourager, car le travail fini toujours par payer. La deuxième étape elle pourrait être assimilée à une course à l’aveugle dans ce qui est devenu depuis quelques années un éternel chantier de réformes. Elle nous raconte son entrée dans le monde universitaire : « Au départ, lorsque je suis arrivée en fac de mathématiques, le contrat était que je devais y faire une licence (3ans), puis passer deux ans en IUFM pour pouvoir ensuite enseigner. Sauf qu’en 2ème année, on nous annonce gaiement que les IUFM vont disparaître et qu’il ne faudra non pas une licence mais un Master (5 ans) de mathématiques pour devenir professeure. » Moment de panique et de doute alors pour Laura, qui s’interroge sur son envie de poursuivre une formation de plus en plus théorique là où son souhait était de rentrer dans la pratique. Finalement, le destin semble envoyer un signe de soutien à notre apprentie professeure lorsqu’elle découvre une possibilité de formation en alternance en Master 1. Cette possibilité, sur la base du volontariat, est alors rendue possible dans uniquement 2-3 académies en France. Le programme : chaque mercredi celebrex for tmj pain matin, les volontaires se rendent en binôme dans un établissement et sont sous la responsabilité d´ un tuteur. Après quatre mois d’observation de leur tuteur, entre septembre et décembre, les stagiaires ( elles sont rémunérées le minimum légal de tout stagiaire, 416€ alors) prennent sous leur responsabilité les classes du tuteur. Préparation de cours, lexapro generic corrigé de copies, le pari semble risqué alors, car à côté de cela, il fallait valider la formation de Master. Laura décide tout de même de tenter sa chance et quitte son travail au Intermarché de Neuvic. Elle débarque alors dans un lycée en ZEP. De Lormont, avec sous sa charge une classe de seconde, une Terminale STG et une Terminale ES. « C’est un choix que je ne regrette pas du tout, cela m’a apporté une bonne petite expérience et j’étais à ce moment là certaine de ne pas faire fausse route quant à la décision que j’avais prise en 6eme. Puis cela m’a réconcilié avec les ZEP, les élèves bien que bavards y sont super attachants ». À côté de cela, Laura a poursuivi son Master,orienté vers les mathematiques pures, qui laisse un certain goût d’inutilité pour la suite de son projet : « chaque semestre, nous avions des examens qui parlaient de choses que je ne comprenais pas, mais que, par magie ou je ne sais qu’elle divinité, mais que j’ai réussi à valider ». Heureusement, la formation comprenait également un cours de didactique, sur l’enseignement en soi, donné par des anciens professeurs de l’IUFM. Cette matière à passionné Laura, qui s’y retrouvait parfaitement (« cela faisait longtemps que je n’avais pas eu des 15-16 sur mes copies ! »). Elle a également pu faire un stage de 6 semaines lors de sa deuxième année de Master, ce qui lui fait dire que la réforme n’a pas eu que du mauvais puisque la pédagogie gardait une place dans la nouvelle formation. Autre avantage non négligeable de la masterisation, les futurs professeurs passaient alors à l’échelon 3 de la grille de salaire de fonctionnaire, faisant passer leur rémunération de 1580€ à 1700€ net. « Maintenant, je pense que les cours de mathématiques ultra-poussées n’ont absolument celebrex and tylenol together side effects aucun intérêt, sauf pour faire de la sélection là où il n’y en à pas besoin, puisqu’il y à plus de postes disponibles que de reçus ! » explique-t-elle. Elle garde cependant espoir pour la suite, puisque l’on propose désormais des stages pratiques dès la 3ème année de licence et que l’examen final, le CAPES, portera également sur la didactique et plus seulement sur les mathématiques. Maintenant, Laura n’attend qu’une chose : retrouver ses classes de 6eme et 5eme (« que des petits bouts de choux ! »), un âge où les enfants sont selon elle adorables et enthousiastes, toujours prêts à participer. Une flamme qui disparaît souvent arrivé en 4ème… finalement c’est davantage sa rencontre avec sa tutrice et l’équipe pédagogique qui la stressait, craignant de se retrouver avec des professeurs croulants et blasés. Mais les quelques retours qu’elle a eu sur sa nouvelle école sont tous très positifs, et Laura appréhende bien la rentrée. Il ne nous reste donc qu’à lui souhaiter bonne chance et tous nos vœux de réussite, en espérant peut-être la voir manier la règle et le compas à Neuvic… Petit Jeu Bonus : A défaut d’avoir une photo de classe avec Laura comme professeure, nous en avons retrouvé d’elle en tant qu’écolière à Douzillac et Beauronne. Saurez-vous l’identifier ainsi que ces petits camarades…?

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Ma vie à l’étranger – Aurélie, Douzillacoise et future résidente australienne?

Troisième et dernier article de notre chronique de jeunes douzillacois(es) expatrié(e)s, nous rencontrons l’aînée de la famille Zengerlin, Aurélie, partie en Australie depuis près de deux ans. De l’autre côté de la planète par rapport à notre petit village, elle y a découvert autant de paysages magnifiques que de personnes sympathiques. Bien rentrée dans le moule de Bondi Beach, elle réfléchit à la possibilité de rester vivre dans ce pays aux multiples atouts. On vous raconte.

Aurélie nous sert l'Australie sur un plateau

Aurélie nous sert l’Australie sur un plateau

Peux-tu te présenter en quelques lignes?

Âgée de 24 ans et sœur de Claire Zengerlin, j’ai moi aussi fui la France. Mon nom est Aurélie Zengerlin, douzillacoise depuis mes 4 ans.
A l’âge de 17 ans, j’ai quitté la maison familiale pour suivre des études dans la ville de Bordeaux. Diplômée d’un Master Commerce International en 2011, j’ai décidé de partir vivre une aventure à l’étranger. Nous sommes partis en Australie avec mon chéri.

 Pourquoi être parti là où tu es actuellement? Quels étaient tes principaux objectifs? Quelle durée penses-tu y rester?

Je souhaitais perfectionner mon anglais dans un pays anglophone car c’est essentiel dans mon métier d’être à l’aise avec cette langue. Mais aussi nous avions un besoin fou de changements et d’aventures avec Clément mon copain suite à des années d’études et des moments personnels difficiles dans notre vie. Nous avons donc choisi cette destination si lointaine qui conciliait parfaitement l’apprentissage de l’anglais et la belle aventure.

Nous sommes partis il y a maintenant déjà un an et demi. Nous avons acheté un visa vacances travail d’un an (renouvelable un an sous certaines conditions). Nous avons atterri à Sydney dans un monde totalement différent et inconnu. Rien ne nous attendait, pas de travail, ni d’école, ni personne connu… Nous étions deux, ce qui nous a rendu fort mais tout est a construire..

Bondi Beach

Bondi Beach

Les premières semaines nous avons dormi dans un backpack (auberge de jeunesse) où on a fait nos premières rencontres. Ensuite nous avons trouvé un petit boulot tous les deux dans la restauration. Puis nous avons aménagé dans un appartement. Et notre nouvelle vie s’est construite peu à peu avec un travail, des habitudes, des amis, des soirées, des balades découverte… La vie en Australie. Nous vivons aujourd’hui à Bondi Beach, une des plages les plus célèbres du monde et la plus populaire d’Australie.

Ceux-ci ont-ils changé depuis?

J’ai atteint mon objectif principal étant la maîtrise de l’anglais. J’avais déjà un bon niveau d’anglais à mon arrivée mais mes progrès ont dépassés mes espérances. On me croit même australienne quand je parle. C’est une grande fierté de pouvoir parler l’anglais comme je parle le français.
Mais surtout nous sommes heureux de vivre cette expérience unique qui nous change et nous ouvre l’esprit. Notre vision du monde s’éclaire et on veut découvrir plus encore.
On découvre même d’autres cultures à travers nos amis étrangers aussi qui vivent la même aventure que nous. Nous avons des amis italiens, allemands, slovaques, tchèques, brésiliens, nouveaux zélandais, anglais, américains, coréens, et quelques amis australiens. Et oui ce pays est un vrai mélange culturel très intéressant. On trouve aussi plein d’autres français en visa vacances travail pour un an ou d’autres qui s’installent pour la vie ce qui crée une vraie communauté française en Australie.

Qu’as-tu fait depuis ton arrivée? Des voyages, des petits boulots…?

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Le glacier ou travaille Aurélie

Jusqu’à présent nous avons travaillé dans la restauration. Mon copain comme chef cuisine et moi-même en tant que manager dans un glacier italien. La vie nous plaît énormément ici donc nous avons prolongé notre séjour d’un an de plus. Et maintenant nous avons pour projet d’obtenir la résidence australienne pour éventuellement rester… Et il semblerait que l’opportunité s’offre à nous grâce à l’employeur de mon copain qui nous offrirait le sponsor nécessaire au visa.
Évidemment nous avons goûté à l’aventure et nous voyageons des que nous pouvons. L’Australie est un gigantesque continent à découvrir qui est 14 fois plus grand que la France. Nous avons fait un voyage de 3000 km pour parcourir la côte est et ses îles paradisiaques, nous avons voyagé au centre rouge (désert de l’Australie) ou se trouve le splendide Kings Canyon, nous avons visité le sud du continent ou se trouve Melbourne et la célèbre Great Ocean Road. Nous avons également voyagé en dehors du continent notamment à Singapore et aux magnifiques îles Fiji. Notre prochaine destination est le Japon pour rendre visite à ma sœur et son copain avec escale aux îles philippines. La vie est belle!

La famille Zengerlin presque au complet

La famille Zengerlin presque au complet

 

Mes parents, mon frère et les parents de mon chéri sont venus nous rendre visite durant presque 2 mois. C’était un bonheur d’être en famille et de leur faire découvrir ce qu’on vit ici. Nos parents nous encouragent à rester en Australie tellement ils ont trouvé la qualité de vie supérieure.

 

Quelles sont les principales différences avec la France / les attraits du pays / ce qui te manque?

La grande différence entre la France et l’Australie est l’attitude joyeuse et positive des gens. En effet, les gens s’intéressent à vous. Quand on rentre dans un magasin, on nous dit « bonjour, comment allez vous aujourd’hui? ». Et une conversation fort sympathique fait suite à cela. Les gens sont serviables et attentionnés. Ils proposent leur aide sans qu’on ait besoin de leur demander. La priorité à la femme enceinte et a la personne âgée est tout simplement naturelle. Les gens sont disciplinés, ils ne passeront pas un passage piéton au feu rouge, ils feront la queue pour monter dans le bus, ils se lèveront de leur siège pour donner une place assise à une personne âgée, ils seront toujours polis..
Il y a ici une grande solidarité des personnes et surtout une sensation de sécurité qui n’existe plus en France.

Leur façon de manger est assez différente aussi. Ils cuisinent peu et mangent tout le temps à l’extérieur. Il y a beaucoup de restauration rapide à l’américaine qui font que l’Australie rattrape les Etats Unis avec son taux d’obésité. Mais où j’habite à Bondi Beach, les gens mangent très sain et sont très soigneux de leur corps et même très sportifs.
Ce qui est dur pour un français qui mange le repas du soir vers 8h ou plus tard, c’est qu’ici le dîner c’est à 6h. Donc les restaurants ferment tôt. Mais aussi les soirées commencent tôt, on prend l’apéro à 4h et on va en boîte à 11h. C’est très différent.

Ce qui me manque de la France est en priorité ma maman que j’ai au téléphone tous les 2 jours et toute ma famille que j’aime tant. Mes amis qui comptent énormément me manquent et j’aimerais tellement les revoir tous bientôt. Ça c’est le manque des gens que j’aime. Mais malgré que je vis un endroit de paradis, mon beau pays me manque aussi. Nos belles plages, nos montagnes, nos campagnes et pardessus tout notre cuisine française!
Ici on trouve du fromage mais 5 fois plus cher et du vin 3 fois plus cher. Il n’y a pas de bonne charcuterie et de bons produits du terroir comme chez nous. Alors nos parents nous font des colis de foie gras, pâte, confits de canard… Pour Noël!!

Quelle(s) bonne(s) idée(s) pourrait-on exporter selon toi chez nous, au mieux à Douzillac?

La solidarité des personnes, le bénévolat et les associations caritatives sont nombreuses en Australie. La France à perdu toutes ces belles valeurs, les gens sont trop égoïstes et vivent pour soi-même. Ici les personnes s’entraident beaucoup.
Les cantines d’école sont souvent gérées par des parents d’élèves bénévoles. Les zoos, musées ou autres lieux publics sont tenus par des retraités volontaires. Beaucoup de mouvements solidaires et bénévoles sont organisés dans tout domaine. La bonté des gens est surprenante.

Le café est une religion en Australie. Je crois qu’il en existe une quarantaine différents. Le lait est primordial dans leur café et les quantités

Un bon café latte, religion en Australie

Un bon café latte, religion en Australie

sont importantes comparés au minuscule espresso français. Dans la rue à n’importe quel moment de la journée, les gens partout ont à la main leur gobelet de café. Un barista (celui qui fait les cafés) est un métier reconnu et important. Ça pourrait être une idée d’ouvrir un café à l’australienne en France, je suis certaine que ça plairait. Le banana bread est le gâteau qui souvent accompagne le café au petit déjeuner ou pour un snack.

Aussi ici les australiens sont soucieux de leur santé et mangent beaucoup de fruits et légumes. Nous avons beaucoup d’endroits ici qui vendent des vrais jus de fruits pressés ou des salades fraîches. Il y en a autant que des cafés ou des restaurant. Et c’est tellement bon!!! Il y a souvent un étalage de fruits en vitrine et on choisit lesquels on veut mixer ensemble!! C’est tellement mieux que d’aller s’acheter une bouteille de coca cola.

Un mot pour les douzillacois, jeunes comme vieux, désireux de découvrir un nouveau pays?

Cette aventure à l’internationale est à la portée de tout le monde. C’est dur de tout quitter mais c’est beau de se reconstruire ailleurs. Évidemment des économies solides sont nécessaires avant le départ mais tout est possible! L’Australie est un pays qui coûte très cher, mais quand on y vit, on a le salaire à la hauteur donc il ne faut pas en être effrayé. Aussi la barrière de la langue ne doit pas être un frein. Mon copain ne parlait pas un mot d’anglais, aujourd’hui il comprend tout et parle sans problème.
Le voyage est aussi très long (presque 2 jours) mais il en vaut le coup d’oeil. Je l’ai fait, vous pouvez le faire. La volonté est celle qui vous fait partir…
On se donne les moyens d’être ce qu’on est et de réaliser ce qu’on fait. C’est une aventure unique qui n’a pas de quotidien ennuyant. Tout ce qu’on vit est excitant.

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Alors, quelle destination vous tente le plus après les trois pays présentées : le Japon, le Canada ou l’Australie? Une autre destination vous fait envie? Que pensez-vous de ces expériences? Votre avis et commentaires sont les bienvenus!

Ma vie à l’étranger – Paul, Douzillacois et étudiant au Québec

Bonnet obligatoire en hiver!

Bonnet obligatoire en hiver!

Aujourd’hui, c’est de l’autre côté de l’Atlantique que nous partons, au Canada. Au Québec, plus exactement, car certains habitants locaux n’aiment pas être assimilés au pays fédéral. Au pays du sirop d’érable, ce n’est autre que le co-fondateur du site Douzillac Mon Village, Paul Mariuzzo-Raynaud, qui nous raconte son expérience montréalaise, où il vit depuis deux ans. Peux-tu te présenter en quelques lignes? Je m’appelle Paul, j’ai 23 ans et suis un enfant du village, où j’ai vécu de l’âge de 5 à 17ans non-stop. Je suis ensuite parti étudier à Rennes en sciences politiques où j’ai obtenu mon master en 2011. Depuis août 2011, je suis parti à Montréal au Québec pour suivre un cursus en gestion. Pourquoi être parti là où tu es actuellement? Quels étaient tes principaux objectifs? Quelle durée penses-tu y rester? A l’origine, je voulais revivre une expérience à l’étranger. J’avais déjà passé 7 mois en Inde entre 2009 et 2010, et j’y ai attrapé la passion du voyage et de la découverte d’autres cultures. Alors après generic for lipitor les +40°C, je me suis dit pourquoi pas tenter les -30°C ! Plus sérieusement, j’avais surtout envie de découvrir l’Amérique du Nord le temps de mon diplôme, qui se déroulait en minimum 1an et demi. Ceux-ci ont-ils changé depuis? Cela fait deux ans que je suis ici, et je n’ai quasiment rien visité du continent, si ce n’est le Québec et New York lorsque les parents sont venus me rendre visite. En posant les pieds à Montréal, j’ai découvert une ville vraiment active et un cursus universitaire vraiment intéressant. A nexium dosage partir de là, les projets dans et en dehors de l’université se sont multipliés, et le cadre de vie montréalais m’a parfaitement convenu. Donc le voyage oui, mais une fois tous mes travaux finis et mes projets clôturés à la fin du mois d’août ! Après ça, j’entreprends un voyage de 2 mois un peu partout au Canada et aux Etats-Unis. Vous pourrez d’ailleurs suivre mes aventures sur mon blog. Qu’as-tu fait depuis ton arrivée? Des voyages, des petits boulots…? Tellement de choses… A l’université déjà, j’ai suivi des projets de journalisme économique et écris régulièrement dans le journal de l’école, où je me suis fait remarquer, même par le directeur ! lipitor dosage J’ai eu la chance de travailler avec plusieurs professeurs, pour corriger des étudiants, être assistant de cours, participer à des recherches… Puis en dehors de l’école, j’ai pu travailler avec une start-up sur l’éducation informelle ou encore travailler dans un café de quartier. Sans oublier bien sûr la création du site internet de Douzillac Mon Village que je pilote depuis un an à distance. Niveau voyage, quelques excursions ont valu le coup, à Toronto et Ottawa la première année. La route des vins également, car oui, on commence à faire du presque bon vin au Québec. Puis cette année, New York reste encore le summum, avec un voyage au nord du Québec, en Gaspésie, qui est une région magnifique pour sortir de la ville. Quelles sont les principales différences avec la France / les attraits du pays / ce qui te manque?
27 décembre 2012 : 45cm de neige en 24h.

27 décembre 2012 : 45cm de neige en 24h.

L’hiver ! Ici, il dure entre 4et 6 mois, les tempêtes de neige sont régulières et j’ai déjà vécu des ressentis à -35°C… Mais ce n’est pas si terrible que ça puisque tout le monde est bien équipé et c’est d’autant plus agréable qu’on aime les sports d’hiver. Dans le panier des attraits, je mettrai sans hésiter le système universitaire québécois, qui nous redonne tellement de confiance et le goût d’apprendre après avoir été souvent rabaissé par le fonctionnement à la française. Ici, je peux discuter, travailler voire tutoyer des professeurs sans connaître ce fossé que j’ai connu en France. J’ai même passé un Noël dans la famille d’un professeur bienveillant ! Cela motive et donne même envie d’enseigner un jour… La ville de Montréal est en soi très chouette, en ce qu’elle est à la fois diversifié et spacieuse. Les parcs ne manquent pas, un élément essentiel pour qui a grandi dans la verdure. Puis la vie culturelle est exceptionnelle, avec de nombreuses activités gratuites durant tout l’été pour profiter à fond.
Mmh, la bonne poutine québécoise!

Mmh, la bonne poutine québécoise!

Après, c’est certain que la nourriture française me manque… Non pas qu’on ne la trouve pas facilement, mais qu’elle est beaucoup plus chère ici. Fromages et vins au premier abord. Heureusement, je reçois régulièrement de bons colis garnis de mets du Gers de la part de mes grands-parents. Cependant je ramènerai bien la recette de la poutine, le plat typique québécois, composé de frites, de fromage en grain qui couine sous la dent et d’une sauce brune. C’est parfait pour les temps de froid!   Quelle(s) bonne(s) idée(s) pourrait-on exporter selon toi chez nous, au mieux à Douzillac? La créativité est une marque de fabrique à Montréal, et chaque jour on y découvre des initiatives inspirantes. J’en vois quelques unes pas si compliquées à imaginer un jour ou l’autre en France : le parcmètre que tu peux payer avec ton portable par exemple. La carte d’identité et le permis au format d’une carte de crédit (avouez, c’est quand même plus pratique dans le portefeuille !). Les fontaines à eau présentes un peu partout – j’étais bien triste le jour où le robinet extérieur du gîte a été enlevé. Oh, et le calme et le respect ambiant : pas besoin de pousser pour rentrer dans les transports en commun (bus, métro), on fait la queue, c’est tout aussi efficace ! Un mot pour les douzillacois, jeunes comme vieux, désireux de découvrir un nouveau pays? Comme l’a dit Claire précédemment, il n’y a rien de mieux pour se former l’esprit. L’Inde m’avait appris à être confronté à toutes sortes de problèmes et devenir très autonome. Le Québec m’aura certainement montré tout un tas de solutions que j’espère partager à mon retour en France. Le voyage est un élément clé pour comprendre le monde d’aujourd’hui et sa diversité, tant pour découvrir des paysages grandioses que des gens formidables. Alors même si la différence culturelle peut être source de conflit, elle peut aussi vite devenir une forme d’épanouissement, dès lors qu’on apprend sur soi en discutant avec l’autre. Paul nous présente le Québec en photos et en saisons :

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Puis découvrez la Gaspésie à travers une vidéo d’un voyage de Paul et ses amis :   Alors, envie de traverser l’Atlantique? N’hésitez pas à laisser des commentaires ou questions! La prochaine destination prévue? Un indice : c’est le pays des wallabies!

Ma vie à l’étranger – Claire, Douzillacoise et mannequin au Japon

Pendant l’été, on rêve beaucoup de voyages exotiques, loin du quotidien. Parallèlement à cela, les médias français mettent de plus en plus en avant ces phénomènes d’exil des populations jeunes en quête d’un avenir ou d’un nouveau souffle loin de leur terre natale. Les Douzillacois n’y échappent pas, et leur histoire permet d’illustrer une diversité de situations et du nuances par rapport au tableau noir du moment.

Nous présentons une série de billets pour l’été racontant les aventures de jeunes Douzillacois partis tenter leur chance à l’étranger. C’est le quotidien de quelques uns de nos jeunes concitoyens, qui ont fait le choix de s’exiler dans des destinations exotiques le temps d’une année ou deux, pour une césure, un cursus universitaire ou une expérience professionnelle, avant de revenir au bercail.

Nous commençons donc avec l’expatriée la plus récente, Claire Zengerlin, partie en mars 2013 vivre au Japon. Elle nous raconte ses premières impressions.

Claire vous fait le tour du propriétaire

Claire vous fait le tour du propriétaire

Peux-tu te présenter en quelques lignes?

Je m’appelle Claire, j’ai 22 ans et j’ai grandi à Douzillac. Je suis partie vivre sur Bordeaux après le bac pour faire mes études, que j’ai terminées en octobre 2012. Et je vis désormais au Japon depuis le mois de Mars, avec mon copain.

Pourquoi être partie là où tu es actuellement? Quels étaient tes principaux objectifs? Quelle durée penses-tu y rester?

Je suis partie car mon copain a été pris dans une équipe cycliste sur Tokyo. Il est coureur cycliste depuis quelques années. Il a fait la demande l’an dernier car nous souhaitions partir à l’aventure tous les deux, mais ne savions pas encore où. Nous avons appris que nous allions partir en octobre dernier. Nous étions super contents mais aussi un peu stressés… peur de ne pas aimer, peur de l’échec, de la barrière de la langue,etc. Mon objectif à moi était de devenir mannequin. Et nous sommes partis pour un an, car notre visa Vacances-Travail ne pouvait pas être prolongé plus.

Ceux-ci ont-ils changé depuis?

Aujourd’hui, j’ai atteint mon objectif, je suis modèle sur Tokyo et j’arrive à très bien en vivre. Je compte donc rester plus qu’un an, si je trouve une solution pour obtenir un nouveau visa.

Qu’as-tu fait depuis ton arrivée? Des voyages, des petits boulots…?

J’ai fait quelques week-end en dehors de Tokyo, pour suivre mon copain sur des courses cyclistes, ou pour des shootings. Nous avons également visiter Tokyo et ses alentours.

Quelles sont les principales différences avec la France / les attraits du pays / ce qui te manque?

La plus grosse différence c’est probablement le côté « clean » et respectueux des japonais. La sécurité, la nourriture, la langue, l’écriture (je suis une illettrée ici…). La seule chose qui me manque en France c’est ma famille et mes amis. Et les belles plages!

Quelle(s) bonne(s) idée(s) pourrait-on exporter selon toi chez nous?

Les japonais ont tellement de bonnes idées, ils ont toujours une longueur d’avance, mais difficile à exporter en France car les mentalités sont trop différentes, ça ne marcherait pas.

Par exemple, on trouve des distributeurs de boissons partout au Japon. Que ce soit en ville ou dans les campagnes reculées! Mais de ma propre expérience, difficile de croire qu’on peut laisser un distributeur sans surveillance en France… Il serait certainement vandalisé! Mais ici, on ne voit aucune dégradation, c’est impossible dans la mentalité japonaise!

Différents types d'onigiri

Différents types d’onigiri

Un bento japonais

Un bento japonais

Ou encore un exemple: le bento! C’est le nom que portent des barquettes toutes prêtes de nourriture. On y trouve principalement du riz, accompagné de viande ou de poisson, avec quelques légumes ou pickles japonais. Ou bien l’onigiri ! C’est du riz moulé en triangle ou en rond, qui peut être fourré à pleins de goûts différents et se mange aussi facilement, si ce n’est mieux, qu’un sandwich, et c’est beaucoup plus sain! Les gens en mangent très souvent ici, les midis et soirs, voire le matin, car ils n’ont pas le temps de cuisiner et pas la place nécessaire dans leur kitchenette. Je pense que ce concept ne marcherait pas en France car trop peu de gens en achèteraient. En france on aime trop cuisiner. Mais pourquoi pas essayer de l’importer! On ne sait jamais! En plus, c’est troooop bon!

Un mot pour les douzillacois, jeunes comme vieux, désireux de découvrir un nouveau pays?

You can do it!!! Même pas peur de partir! C’est ce qu’il faut vous dire! Car je vous assure que peu importe votre destination, peu importe si vous subissez un échec ou si vous réussissez, ça ne pourra être qu’une folle expérience! En 4 mois au Japon, j’ai tellement évolué, je vois ma vie différemment aujourd’hui. Il faut vivre au jour le jour. Même si tout le monde nous l’a toujours dit, il n’y a que quand on bouleverse son quotidien qu’on en est capable. Vous ferez de belles rencontres aussi. C’est une vraie aventure humaine!

 

Voici quelques clichés du Japon pris par Claire : Régalez-vous!

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Alors, ça vous a plu? N’hésitez pas à laisser des commentaires ou questions! La prochaine destination prévue? Un indice : on y trouve du bon sirop d’érable!

Vous avez entre 15 et 30 ans, avez vécu à Douzillac une partie de votre vie et résidez actuellement à l’étranger pour tout type de raison? Écrivez-nous à paul.mariuzzo@gmail.com et racontez nous votre histoire!