la fille morte

Jeu d’Octobre – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, les Douzillacois ont retrouvé les traces des animaux du territoire, et partent sur celles de meurtres non résolus.

La photo « Histoire de Douzillac » : Quelques lieux-dits 2
La réponse de Tanneguy Arrou

En effet quelques lieux-dits à Douzillac tirent leur inspiration de la faune locale :

COUCOU : Nous sommes là au bord de l’Isle en bas des Bernardoux et à gauche de Fonpeyre. Au printemps le coucou s’entend très souvent au bord de la rivière. Pour sur les générations passées l’avait particulièrement remarqué à cet endroit.

COMBE-CHATTE : ? Ce lieu -dit se situe dans les bois de Douzillac

LA BEAURONNE : Nous l’avons déja vu il y a quelques mois. Tout comme la Bièvre,le Beuvron,la Beuvrone… La Beauronne tire son nom du latin beber qui désigne l’animal brun qu’est le castor.

D’autres animaux ont inspiré quelques villages voisins : « le trou du renard » se trouve à St Germain du Salembre. A Sourzac on a « la patte du chien » et « la combe des griffons ». Souhaitons longue vie à nos cigognes douzillacoises!

La photo « Histoire de Douzillac » : Un village où il fait bon vivre
La question de Tanneguy Arrou

la fille morteTout à l’ouest du village dans les bois se trouve le lieu-dit  » la fille morte ». Des archives récemment exhumées ont permis de ressusciter un autre lieu-dit oublié : « l’homme mort  » dans la plaine cette fois-ci. Pourtant en matière criminelle, Douzillac n’a jamais fait la une des gazettes royales ou impériales.

Mais que diable signifient ces appellations ? Un appel est lancé aux plus fins limiers douzillacois !

route des cigognes

Jeu de Septembre – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, les Douzillacois regrettent de ne pas avoir vécu au 19ème siècle pour avoir une adresse à leur nom, et font l’inventaire des animaux emblématiques de la commune.

La photo « Histoire de Douzillac » : Quelques lieux-dits
La réponse de Tanneguy Arrou

grand taunisBeaucoup de noms et prénoms ont effectivement servi de support à des lieux-dits. En voici quelques exemples :

GUILHEM BAS et GUILHEM HAUT

Au 18ème siècle, on parlait plutôt du village des Guilhem. Il s’agit de l’appellation ancienne du prénom Guillaume. Les prénoms se transmettaient généralement du parrain -souvent le grand-père – au(x) petit(s)-fils. Le prénom Guilhem étant assez courant la moitié d’un hameau pouvait se retrouver avec le même prénom.

LE GRAND TAUNIS

L’orthographe des lieux-dits s’est fixée au 19ème siècle avec l’arrivée des cadastres. Cela s’est fait avec plus ou moins de bonheur. Là il faut lire Thony qui est le diminutif d’Antoine. Le Grand Taunis désigne la maison d’Antoine qui était sans doute grand.

LA VIDALIE

Vitalis est le nom de plusieurs martyres chrétiens qui a donné entre autre le nom de Vidal. La Vidalie désigne la maison, le domaine de Vidal.

LES MARTIS

Marti, Marty sont des noms de famille dérivés de Martin.

LA GRANGE VIGNAUD

Où le nom se confond avec l’activité. Il peut s’agir de la grange vigneronne où de la grange du vigneron Vignaud.

A côté des lieux-dits, certaines maisons peuvent avoir un nom. Aux Niautouneix on a Valéry. S’agissant d’une appelation récente (19ème siècle) on peut en retracer l’origine exacte. Il s’agit de la maison achetée par Valéry Chevalier Lareygne à son cousin Chevalier Dubut vers 1840.

La photo « Histoire de Douzillac » : Quelques lieux-dits 2
La question de Tanneguy Arrou

route des cigognesLes animaux aussi ont inspiré nos anciens pour désigner des lieux-dits. A l’heure où Douzillac va se doter de noms de rues cette affirmation se vérifie encore.

Connaissez-vous la voie communale n° 219 ? Si l’on vous précise qu’elle va bientôt s’appeler la Route des cigognes, votre regard s’illumine et vous la situez très précisément.

Quels autres animaux peut-on rencontrer à travers les lieux-dits?

Les Bernardoux

Jeu d’Août – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, les Douzillacois se passionnent pour l‘histoire de Jacquou et des Bernardoux.

La photo « Histoire de Douzillac » : les Trente Glorieuses
La réponse de Tanneguy Arrou

JacquouAvant guerre, quelques éléments de la modernité étaient déjà arrivés a Douzillac : le chemin de fer et la route départementale (dite alors route de grande circulation) au 19ème siècle. En 1937 on a eu une première révolution avec l’électricité qui est entrée dans les maisons.

L’arrivée de l’eau de la ville en 1957 va à nouveau révolutionner la vie des douzillacois. Pour les hameaux les plus éloignés, il faudra attendre 1970,1971 ou 1972. Fini alors l’eau que l’on va tirer au puits. Bientôt les lave-linge rendent caducs les lavoirs publics et la corvée de linge.

En octobre 1969 un évènement tout particulier va passionner les périgourdins : le film Jacquou le Croquant réalisé par Stellio Lorenzi. Les douzillacois vont s’émerveiller pour Jacquou, pour Lina, la Fantille, le Chevalier de Galibert, le terrible Comte de Nansac et l’inoubliable Curé Bonnal. En octobre 1969, on comptait 2 télévisions aux Niautouneix ; on peut estimer aujourd’hui qu’il y en a environ 2 par maison.

La photo « Histoire de Douzillac » : Quelques lieux-dits
La question de Tanneguy Arrou

Les BernardouxLes noms, les prénoms des occupants d’un lieu-dit est une source intéressante pour la toponymie :

LES BERNARDOUX : hameau antérieur au 17ème siècle. C’est incontestablement un diminutif de Bernard, qui pourrait désigner les héritiers d’un dénommé Bernard.

JEAN DE PONT : hameau tout près de l’église (12ème siècle). Pourrait désigner l’habitation de Jean de ou du pont (un futur Jean Dupont) ou d’un autre Jean originaire de Pons en Charente.

A Douzillac, beaucoup d’autres lieux-dits tirent leur origine d’un nom ou d’un prénom.

Quels sont-ils ?

Lourdes

Jeu de Juillet – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, les Douzillacois s’en vont à la grotte de Lourdes, et reviennent avec le miracle de la machine à laver!

La photo « Histoire de Douzillac » : la grotte de Lourdes locale
La réponse de Tanneguy Arrou

LourdesAux 17, 18 et 19ème siècles, les pèlerinages lointains (Compostelle, Rome, Jérusalem) avaient disparu. On se contentait de pèlerinages locaux.

Les apparitions de Lourdes (1858) vont relancer les pèlerinages de masses, et c’est le début des voyages organisés sous l’égide du Diocèse de Périgueux. Du 3 au 6 août 1913, les pèlerins du Périgord se sont retrouvés à Notre-Dame de Lourdes – 30 douzillacois y ont participé.

Véritable expédition pour l’époque : Train du soir à la gare de Beauronne, voyage de nuit, 2 journées entières à Lourdes et retour par un train de nuit pour être de nouveau à Beauronne en fin de matinée le 6 août.

La petite grotte de Douzillac a été installée au Dérot le long de la paroi rocheuse. M. Blin, le propriétaire du bois, a donné l’autorisation et c’est M. Duponteil (Gervais) des Eygaux qui l’a offerte.

À Douzillac, le 15 août était l’occasion d’une célébration à l’église, laquelle se poursuivait par une petite procession jusqu’à la grotte. Cette tradition s’est perpétuée jusque vers les années 1970/75.

Remerciements à Mme Guichard pour les précieuses informations qu’elle a pu apporter.

La photo « Histoire de Douzillac » : les Trente Glorieuses
La question de Tanneguy Arrou

trente glorieusesDans la mémoire collective, les Trente Glorieuses (1945 à 1975) sont restées comme une période d’exception : croissance économique, plein emploi et profusion de nouveaux biens de consommation, et tout cela en temps de paix.

À Douzillac, l’agriculture a vu les premiers tracteurs (à taille humaine) côtoyer les attelages de bœufs. Peu à peu, tous les éléments de la modernité sont rentrés dans les maisons. Le lave-linge et la télévision sont très certainement les deux objets qui ont le plus révolutionné la vie des douzillacois.

Deux évènements particuliers y ont participé. Quels sont-ils ?

Jeu de Juin – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, on nous présente les hommes de loi du village, et on part à la quête aux infos sur notre grotte de Lourdes locale.

La photo « Histoire de Douzillac » : Hommes de loi
La réponse de Tanneguy Arrou

château des Chauvaux

Le château des Chauvaux

Pierre Julien SAVY dit Jules SAVY est né le 17 septembre 1819 au château des Chauvaux. Comme son père il sera avocat. Il exercera également la fonction de Juge de Paix du canton de Neuvic. A sa naissance, le domaine des Chauvaux n’a pas son aspect actuel ; C’est sans doute à l’origine la ferme principale du château de Mauriac. Le bâtiment d’entrée avec son magnifique porche n’est pas sans rappeler la tour de Fonpeyre. Il peut dater de la fin du 16ème siècle ?

Par alliance plusieurs familles se succèdent aux Chauvaux : Dessagnes, Aubertie puis Aubertie de Labrousse, Savy,Vermeil de Conchard. C’est Franck Vermeil de Conchard qui donnera au Château son aspect actuel en réaménageant le corps principal du bâtiment et y adjoignant les 2 tours octogonales à la fin du 19ème et début 20ème siècle.

Pierre SAVY (le père de Jules), né en 1781, était avocat. Dans le fabuleux tourbillon politique que fut le 19ème siècle, il engagea une carrière politique. Élu Conseiller Général à partir de 1845, il se fit également élire Député de la Dordogne à l’Assemblée Constituante de 1848. Il mourra à Chantérac en 1871.

Peut-être une rue Pierre SAVY bientôt à Douzillac ?

La photo « Histoire de Douzillac » : la grotte de Lourdes locale
La question de Tanneguy Arrou

Notre « grotte de Lourdes » locale

C’est la photo la plus kitsch que l’on puisse faire pour illustrer Douzillac. Et pourtant on y tient à notre grotte de Lourdes, souvenir du pèlerinage de 1913.

Aujourd’hui elle fait partie du paysage. Que peut- on en dire de plus ?

Jeu de Mai – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, on redécouvre le sens de vieux noms locaux, et on vous présente Jules, notre ancien juge de paix du village…

La photo « Histoire de Douzillac » : les chafres
La réponse de Tanneguy Arrou

Avant 1940 tous ces surnoms ou ces chafres avaient une origine patoise et n’étaient pas destinés à être écrits ou encore moins à philosopher.

On peut en expliquer certains :

– Pichofroi : Qui pisse froid (qui a du mal a sortir son argent)

 – Chaberbo : Chez barbe

– Chanteau : tourte de pain

– Viandau : Rapport avec la viande ou le gibier

– Luno : diminutif pour celui qui porte des lunettes

– Raounipine : pour un rouquin en rapport avec l’écureuil qui grignote les pines

Au 19ème et début 20ème siècle certains noms sont très présents sur un même village comme Douzillac (Duponteil, Chevalier, Tronche, Coustillas, Magne….) et les chafres permettent de différencier les familles portant le même nom parfois les mêmes prénoms. Toutes ces appellations sont communément admises mais ne dépassent quasiment pas les limites du village. Pour un étranger, c’est l’état civil qui est de rigueur;

Tous ces chafres disparaissent naturellement dans les années 1960/75 avec la fin de l’agriculture paysanne.

Soyons rassurés les surnoms ont encore de beaux jours devant eux.

Un grand merci à Jean René Coustillas (alias Jeannot ,alias J R) pour son aide à démêler les chafres de Douzillac.

La photo « Histoire de Douzillac » : Chafres, surnoms et diminutifs à Douzillac
La question de Tanneguy Arrou

Au cimetière de Douzillac on trouve une jolie tombe au nom de Jules SAVY, Juge de Paix, 1819-1873.

Pour exercer de telles fonctions des connaissances en droit sont nécessaires. Il faut également être une autorité morale reconnue.

Qui était la famille Savy ? Qui est son plus illustre représentant ?

Où habitait-elle à Douzillac ?

Jeu d’Avril – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, on revit le mariage probablement le plus célèbre de l’Histoire douzillacoise, et on se perd dans les noms du coin…

La photo « Histoire de Douzillac » : un célèbre aviateur à Douzillac

La réponse de Tanneguy Arrou

Charles Lindbergh est une des plus grandes légende de l’histoire de l’aviation . Il n’est pas le premier à tenter la traversée de l’Atlantique sans escale. Mais en mai 1927 il réalise la liaison New York-Paris en 33 heures 30 minutes sans encombres à bord du Spirit of Saint-Louis. Le retentissement est mondial.

En décembre 1963 il aura le très grand plaisir de marier sa fille Anne à la Mairie puis à l’église de Douzillac. L’heureux élu est le fils de M. Feddy, propriétaire du château des Rieux.

A la sortie de l’église quelques douzillacois sont présents pour admirer non pas la mariée mais plutôt son père. Même l’institutrice a fait sortir les élèves un peu plus tôt pour vivre l’évènement avec sa classe.

Dans la courte vidéo ci-jointe on voit le mur de l’ancienne Mairie qui se situait alors rue du 8 Mai 1945 (aujourd’hui propriété de M. et Mme Guichard)

 

Une courte interview de M. Feddy par les journalistes de l’époque

La photo « Histoire de Douzillac » : Chafres, surnoms et diminutifs à Douzillac
La question de Tanneguy Arrou

La scène se passe vers 1940 à l’école communale de Douzillac. L’instituteur, M. Jouhaud, demande à ses élèves comment s’appelle le petit de la taupe. Tout fier le jeune Raymond (10 ans) lève le doigt et dit : »Taupin « . Le surnom lui restera jusqu’à la fin de sa vie.

On a eu beaucoup de surnoms ou diminutifs à Douzillac. En voici une liste non exhaustive : Boileau, Reygnou, Pichofroi, Bobin, l’empaillé, la macabée, Zouzou, Blanchou, Nénette, Clapineau.

A côté de ces appellations individuelles on trouve les chafres qui concernent un chef de famille et sa maisonnée. Voici une autre liste non exhaustive : les Caneta, Gervais, Pontard, Viandau, Chopre, Bayaba, Souc, Varailhou, Chanteau, Manigou….

Mais que signifient tous ces chafres ?

aviateur célèbre

Jeu de Mars – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, on joue à la guerre du trône avec un colonel de passage, et on prend son envol avec un célèbre aviateur passé à Douzillac, mais par voie terrestre…

La photo « Histoire de Douzillac » : Un colonel dans la Fronde
La réponse de Tanneguy Arrou

1648-1652 : c’est La Fronde.

Peu après la mort de Richelieu (1642) et celle de Louis XIII (1643), les troubles apparaissent en France. Mazarin peine à s’imposer et le Prince de Condé est un des opposants les plus actifs. Pour notre Histoire locale ce sont la Princesse de Condé et le Colonel Balthazar (« officier d’aventure » qui prit le parti des Princes ) qui nous intéressent.

La Princesse de Condé très active sur le terrain joue un rôle diplomatique pour rallier les châtelains à la cause. Elle bénéficie généralement de l’accueil dû à son rang mais on sait que les armes ne sont pas loin. Elle est passée à Mauriac en 1649 pour rencontrer François de Taillefer, Seigneur de Mauriac . La petite histoire retiendra qu’elle a traversée l’Isle à gué à proximité du château sans descendre de son carrosse. En 1650 elle sera encore vue à Neuvic (aux Cinq- Ponts) à prendre une collation avec la maîtresse des lieux : Margueritte de Taillefer.

Les hostilités sérieuses commencent en 1652. Du 28 au 31 mai : La prise de Saint-Astier par le Colonel Balthazar, le pillage de l’église et l’incendie de quelques maisons. Au même moment la prise de Beauséjour (à St Léon sur l’Isle), propriété d’André Talleyrand, comte de Grignols, après 3 heures de siège. Le château sera partiellement incendié.

Le 8 juin 1652 : siège devant le château de Grignols qui est alors la très grosse place forte de la région. Propriété d’André Talleyrand qui n’est pas dans son château. Balthazar maintien le siège mais se transporte vers la plaine de Montanceix. Il entend battre l’armée royale qui est annoncée.

chateau BalthazarLe 17 juin la bataille de Montanceix se traduit par une déroute royaliste. Le château de Montanceix est pillé et le comte de Grignols est très grièvement blessé.

Retour à Grignols le 20 juin avec une batterie d’artillerie qui endommage les murailles. Le château capitule très vite, l’acte de reddition du 20 juin 1652 prévoit que « le sieur Monsarat sortira du château avec sa garnison, demain, à 10 heures du matin, 21ème du présent mois de juin, avec toutes les formalités requises aux gens de guerre, savoir armes, bagages, poudre, balles et lui sera fourni une charrette pour transporter à Mauriac, avec escorte… »

Grignols sera totalement incendié aussitôt après. Le château de Grignols – plus grosse place forte de la région – avait surmonté la Guerre de cent ans et les Guerres de religions. Il devra attendre le début du 20ème siècle pour qu’une partie de la forteresse soit restaurée.

En 1652, Mauriac n’est pas une place forte importante et a été épargné par Balthazar. Ironie de l’histoire le 25 mai 1704 Gabriel de Talleyrand, comte de Grignols, Seigneur de Beauséjour se mariera avec Margueritte de Taillefer, Dame de Mauriac, et deviendra ainsi Seigneur de Mauriac.

La photo « Histoire de Douzillac » : un célèbre aviateur à Douzillac
La question de Tanneguy Arrou

aviateur célèbreUn aviateur célèbre est passé à Douzillac en 1963. Aussi célèbre qu’ont pu l’être Gagarine ou Armstrong dans le domaine de la conquête spatiale.

Qui était-il ?

Mais que diable venait-il faire à Douzillac ?

urbanisation

Jeu de Février – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, on découvre les noms qui se cachent derrière l’urbanisation du village, et on retrouve les traces d’une vieille Fronde à Douzillac…

La photo « Histoire de Douzillac » : quelques lieux-dits
La réponse de Tanneguy Arrou

BARRILHON

Barrilhon se situe à Mauriac-Nord, c’est la zone qui précède le Grand Taunis (ou plutôt le Grand Thony). Antoine de Taillefer, seigneur de Mauriac, s’y était retiré en 1600 après avoir fait donation de ses biens à son fils Isaac de Taillefer.

En 1600 les guerres de religions sont terminées et le Périgord est une région apaisée. On imagine volontiers A. de Taillefer occuper une maison forte où il a trouvé un meilleur confort qu’à Mauriac et des pièces plus faciles à chauffer. Aujourd’hui il n’en reste plus rien.

Il y a une vingtaine d’année l’agriculteur qui exploitait ces terres a dégagé tout un amas de pierres qui le gênait dans ses labours à 200 mètres de la route départementale. Peut-être les restes d’une construction.

Étymologie : Barrilhon être un diminutif occitan du mot barrière au sens d’un verrou : Barrouei, barreulho .

LA CHAPOULIE

Les géomètres l’ont rattachée à Coucou. Elle se situe en bas du chemin qui part des Bernardoux à la rivière (Section AK parcelles 100/106 +113 ). C’est une petite zone d’environ 4 hectares.

Il y a une cinquantaine d’année d’aucuns parlaient de la Chapouille.  Étymologie non déterminée. En Dordogne on trouve d’autres Chapoulie(s), Chapouille ou Chapoulette.

LAS GERBORIAS

Dans les bois de Douzillac juste au dessus du bourg c’est un point haut de la commune où se situe le château d’eau. Las Gerborias évoque bien sur les gerbes ou plus exactement les meules de gerbes en patois périgourdin. La proximité du bourg fait qu’au niveau des Gerborias la forêt a été rattrapée par l’urbanisation depuis une vingtaine d’année. On y compte 4 maisons à présent.

urbanisation

Impensable il y a 30 ans, l’urbanisation qui arrive derrière le mur du cimetière

LES GACOUGNAS

Ce sont souvent la forêt, le rocher, l’aspect du paysage, l’eau et parfois même les premiers occupants qui déterminent la toponymie d’un lieu. Les Gacougnas évoque les Gascons (la Gascogne fut unie à l’Aquitaine en 1052). A l’origine le peuple Vascon s’établit au 7ème siècle au nord des Pyrénées.

En 1843, on a trouvé le coin le plus calme qui soit pour créer le nouveau cimetière au lieu dit LASGASCOUGNAS (lettre du Maire de Douzillac du 30 janvier 1843 à Mr le Sous-Préfet). Depuis lors on avait plus entendu parler de ce lieu-dit ; on se contentait d’évoquer le cimetière. À la faveur du 21ème siècle, les Gacougnas et la croix du Gendre sont en passe de devenir une des zones les plus peuplées de la commune.

La photo « Histoire de Douzillac » : Un colonel dans la Fronde
La question de Tanneguy Arrou

balthazarLe Colonel Jean de Balthazar est passé à Douzillac en 1652.

Mais qu’a-t-il bien pu y faire?

Un indice: 1648/1653 – La France traverse une période de troubles ; c’est La Fronde.