cuisine traditionnelle périgourdine

Jeu d’Août – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, nous retrouvons des bretons sur notre route, et nous remettons au goût des jours les joyaux de la cuisine traditionnelle périgourdine.

La photo « Histoire de Douzillac » : Lau payrau dau bretoux
La réponse de Tanneguy Arrou

lau payrau dau bretouxLau payrau dau bretoux que l’on écrirait plutôt lo peyro dau bretoux dans un parfait occitan, c’est « la pierre des bretons ».

Elle se situait sur le Biacle à la limite de la Vaurille et des Prés de la dame (section AN du cadastre). On avait disposé là 3 pierres qui permettaient d’enjamber le Biacle en hiver. La plus grande (la pierre des bretons) mesurait un peu plus de 60 cm de haut . Vers les années 1965 on a renforcé le chemin et placé une buse au niveau du Biacle pour faciliter le passage des tracteurs. La pierre des bretons a disparu lors de ces travaux.

Elle avait sans doute été installée là vers le 12ème ou le 14ème siècle. On imagine alors volontiers qu’elle a alors été déplacée de quelques dizaines de mètres.

Avec le monolithe situé à côté de la Mairie c’est la 2ème pierre d’époque celtique répertoriée dans la commune.

Remerciements à Marc et Jeannot Duponteil pour les renseignements qu’ils ont pu fournir.

La photo « Histoire de Douzillac » : La cuisine périgourdine traditionnelle
La réponse de Tanneguy Arrou

La photo représente 3 accessoires incontournables de la cuisine périgourdine traditionnelle. Ils sont tous les trois de Douzillac.

A quoi servaient-ils ?

L’un d’entre eux est décoré. Il affiche une date (1879) et des initiales (AC) .On a pu déterminer son origine exacte. À quel douzillacois connu habitant le bourg a-t-il pu appartenir ?

lau peyrau

Jeu de Juillet – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, nous attaquons le Tour de France avec un cycliste bien de chez nous, et descendons nous rafraichir aux abords de la rivière et de lau peyrau après la canicule.

La photo « Histoire de Douzillac » : Un cycliste Douzillacois
La réponse de Tanneguy Arrou

ChauviereAlexandre Chauvière (né en 1892 à Montaigu) est originaire de Vendée mais sa famille habite à Douzillac. Ses parents et ses frères travaillent dans l’agriculture, quant à lui il exerce la très rare profession de coureur cycliste.

Indépendant ou professionnel il participe aux éditions 1911 et 1912 du tour de France. Le Tour en est à ses débuts et l’on est très loin de l’organisation actuelle. Les coureurs dorment chez l’habitant ou dans des granges ; ce sont les maréchaux-ferrant qui réparent les vélos endommagés; tous les mauvais coups sont de règle. En 1911 le Tour de France se déroule en 15 étapes totalisant 5344 Km. Des 84 coureurs engagés ils sont 28 à franchir la ligne d’arrivée et le vainqueur (Gustave Garrigou) l’emporte avec une moyenne de 27,3 Km/h.

La fiche militaire d’Alexandre Chauvière précise qu’il est coureur cycliste. En 1914 il est mobilisé et incorporé au 1er bataillon de chasseurs à pied, groupe cycliste.

Il ne reverra pas Douzillac.

Notre cycliste meurt en effet pour la France le 6 septembre 1914 à Courtaçon (Seine et Marne) lors de la Bataille de la Marne. Il est le 2ème mort de la commune. Son frère Henri Chauvière est également tué le 10 mars 1917.

Ils figurent tous les deux sur le monument aux morts de Douzillac.

Retrouver son palmarès cycliste ici.

La photo « Histoire de Douzillac » : Lau payrau dau bretoux
La réponse de Tanneguy Arrou

lau peyrauL’acte ci-joint est daté du 1er ventose an 4 (20 février 1796). Le citoyen Pierre Duponteil habitant des Eygaux se porte acquéreur d’une terre labourable d’une contenance de 30 picotins, mesure de Mussidan, soit 48,15 ares. Cette parcelle se situe à lau peyrau dau bretoux c’est à dire à proximité de la rivière au lieu dit les prés de la dame juste derrière la Vaurille (section AN du cadastre actuel).

L’agriculture est une longue patience. 223 ans plus tard son descendant, Marc Duponteil, est toujours propriétaire aux Eygaux et au pré de la dame où il cultive environ 18 hectares de mais d’un seul tenant. Le remembrement est passé par là.

Mais au fait : Que veut dire lau payrau dau bretoux ?

Chevalier-Lareygne

Jeu de Juin – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, nous creusons l’histoire de nos nouveaux noms de rue, avec le nom de rue le plus long de la commune, et la préparation du prochain tour de France sur les coteaux douzillacois!

La photo « Histoire de Douzillac » : Léon Chevalier-Lareygne
La réponse de Tanneguy Arrou

Chevalier-Lareygne

Dans son livre « On nous écrit de Douzillac  » publié en 2010 André Chavatte a repris l’ensemble des écrits historiques ou romanesques que l’on a pu retrouver de Léon Chevalier Lareygne (1809-1880). Il le présente ainsi : « Issu d’une très ancienne famille douzillacoise …  »

Après de bonnes études de droit il suit le parcours logique d’un notable du 19ème siècle qui aura connu la Monarchie, la seconde République, le second Empire et la troisième République.

En 1836 il reprend l’étude de notaire de son oncle que tenait déjà son grand-père. Comme son oncle il sera également Maire de Douzillac (1855-1870 ). Il exercera également les fonctions de Juge de Paix des cantons de Neuvic et Mussidan. Il est proche du grand député et Ministre de l’époque – Oscar Bardi de Fourtou – qui vient prendre le pouls de la province auprès de notables comme lui.

Son premier article historique recensé concerne le château de Neuvic (1837) qui lui vaudra les remerciements du Comte de Mellet propriétaire du château. Beaucoup d’autres écrits historiques et/ou romanesques viendront par la suite dont « La légende de Mauriac  » en 1845.

Il est assurément le premier historien (à l’époque on parle d’antiquaire) des cantons de Neuvic et Mussidan. Notons qu’il faudra attendre 1874 pour que soit créée à Périgueux la Société Historique et Archéologique du Périgord.

La photo « Histoire de Douzillac » : Un cycliste Douzillacois
La question de Tanneguy Arrou

tour de franceLe « Tour de France » a été créé en 1903. La 106ème édition va démarrer dans un peu plus d’un mois.

Un douzillacois y a participé à plusieurs reprises.

Comment s’appelait-il ?

Quelles années a-t-il concouru ?

Un indice : C’était avant guerre

Un deuxième indice : C’était avant la Grande Guerre

Chevalier-Lareygne

Jeu de Mai – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, nous creusons l’histoire de nos nouveaux noms de rue, avec l’origine du blason de Douzillac, et une question sur Léon Chevalier-Lareygne, qui longe désormais la voie ferrée coté Niautouneix.

La photo « Histoire de Douzillac » : la famille Grimoard
La réponse de Tanneguy Arrou

La famille de Grimoard est connue en Périgord depuis le Xème siècle. On connait un abbé de St-Astier, un évêque d’Angoulême, un evêque de Saintes. La famille de Grimoard est également présente à Mauriac peu après 1253.

A la fin du XIVème siècle, c’est Audoin de Taillefer qui est Seigneur de Mauriac. En 1382, son oncle Guillaume de Grimoard (sans postérité) le nomme légataire – à charge pour lui de porter le nom et les armes de Grimoard, ce qui fut fait.

On le présente alors ainsi : Audoin de Taillefer, écuyer, Seigneur de Taillefer, Mauriac, la Grimoardie, etc…. Le blason des Grimoard flottera ainsi à Mauriac pendant près de 200 ans.

C’est aujourd’hui le blason de notre commune.

 

 

 

 

 

 

La photo « Histoire de Douzillac » : Léon Chevalier-Lareygne
La question de Tanneguy Arrou

Chevalier-LareygneTous les historiens qui abordent l’histoire locale aiment à citer le nom de Chevalier-Lareygne qui sent bon le terroir et la respectabilité.

Le patronyme Chevalier évoque la Chevalerie (institution militaire et religieuse de l’époque féodale). Le nom Lareygne vient du lieu-dit Las Reignas qui se situe entre Fonpeyre et La Vaurille ; c’est un dérivé d’un mot celte désignant les forges dont on connait aujourd’hui l’emplacement exact dans la plaine.

Qui était Léon Chevalier Lareygne ( 1809 – 1880 ) ?

Grimoard

Jeu d’Avril – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, nous creusons l’histoire de nos nouveaux noms de rue, avec l’histoire de René de Monteil (Valay), et la première interrogation sur la famille Grimoard, désormais installée au stade!

La photo « Histoire de Douzillac » : René de Monteil
La réponse de Tanneguy Arrou

de monteilEn 1789 René de Monteil vota à Périgueux avec l’ordre de la noblesse. La Révolution avançant ses 2 fils Henry et Frédéric émigrent vers novembre 1791. A ce titre il est emprisonné à Ribérac.

L’essentiel de ses propriétés étaient à Valay (Douzillac) et à Fayolle (Villetoureix). Une requête du conseil général de la commune de Villetoureix (3 avril 1793) réclame sa mise en liberté. C’est un arrêté du Comité de Sureté générale du 25 frimaire an 3 (15 décembre 1794) qui permettra cette libération. Mais il n’en a pas fini avec la Révolution. L’Administration Centrale du Département de la Dordogne dresse l’inventaire de sa fortune le 8 thermidor an 4 (26 juillet 1796 ) et une partie sera confisquée d’office sans aucune forme de jugement.

Par alliance, plusieurs familles se succèdent à Valay depuis le 16ème siècle :

– Famille Montet dont on connaît Frédéric Montet, sieur de Lavaure

– Famille de Monteil

– Famille de Montardy (un grand nom de l’histoire du Périgord )

– Famille Martin de Beaucé

Peu après 1890 et comme cela se faisait souvent à l’époque, c’est Louis de Beaucé qui met à bas le pavillon 16ème siècle pour lancer le Château moderne que nous connaissons aujourd’hui.

La photo « Histoire de Douzillac » : Grimoard
La question de Tanneguy Arrou

GrimoardMaurice Dumoncel a été le Maître de Mauriac pendant plus de 50 ans. Sa famille (Dumoncel et Garnier) a possédé la forteresse plus de 125 ans. Dans les temps les plus anciens, ce sont les Seigneurs de Mauriac qui en étaient détenteurs.

Jusqu’au 13ème siècle on a une famille de Mauriac sur laquelle on a peu d’archives. Ensuite viennent la famille Taillefer puis en 1700 la famille Talleyrand-Périgord ; ces 2 familles sont d’ailleurs déjà parentes.

Et pourtant le blason de Douzillac que l’on peut admirer devant la Mairie est celui de la famille Grimoard.

Pourquoi ? Qui était la famille Grimoard ?

Jeu de Mars – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, nous creusons l’histoire de nos nouveaux noms de rue, avec en premier lieu l’histoire d’Eymeric Chevalier Dubut (les Niautouneix) et un synopsys sur René de Monteil (Valay)!

La photo « Histoire de Douzillac » : Eymeric Chevalier Dubut
La réponse de Tanneguy Arrou

Eymeric Chevalier-Dubut est né aux Niautouneix le 17 juillet 1742. Son père Jean Chevalier promeut l’éducation de ses enfants et le jeune Eymeric devient avocat. A l’époque on parle d’hommes de lois, de praticiens ou d’avocats sans trop savoir ce que recouvrent ces appelations ; en langage du 21ème siècle on dira qu’Eymeric Chevalier-Dubut était avocat d’affaires inscrit au parlement de Bordeaux de 1774 à 1790.

Chevalier DubutDurant toutes ces années il entretient une correspondance très régulière (environ 200 lettres) avec son frère Antoine Chevalier-Lareygne, notaire à Douzillac. Il est très attaché à son Périgord natal et en 1788 il achète le repaire noble des Niautouneix à son cousin éloigné Joseph Chevalier Lagrave. Il envisage même d’acheter le Château de Mauriac que la famille Talleyrand n’habite plus depuis 1720 et pense vendre. La Révolution en décidera autrement.

Il est présent lors des ventes des Biens Nationaux. En homme d’affaires très avisé qu’il est son choix se portera finalement sur le domaine de la Serventie à St Germain du Salembre. Depuis 1791 jusqu’à sa mort en 1818 il habite les Niautouneix.

Ses compétences le désignait bien sûr pour devenir Juge de Paix du canton de Neuvic. Il sera également nommé conseiller d’arrondissement en Prairial an 8 (1800). Les conseillers d’arrondissements travaillaient aux côtés des Préfets et Sous-Préfets sur les grands projets de développement de la Dordogne (infrastructures et communications,agriculture et projets d’industrie).

Ces sommités locales étaient bénévoles. Un exemple que pourraient suivre nos hommes politiques retraités sans l’être. Par tirage au sort il quittera cette fonction en 1810.

Eymeric Chevalier Dubut avait également acheté d’autres propriétés à Douzillac. Sa descendance douzillacoise était installée aux Niautouneix aux abords de la nouvelle rue Chevalier Dubut :

  • La famille Lestang dont était issue Mme Fernand Dessagnes
  • La famille Faure dont Mme Jouannel était parente.

La photo « Histoire de Douzillac » : René de Monteil
La question de Tanneguy Arrou

La présentation de René de Monteil (1730- 1810 ) est la suivante : Ecuyer, Seigneur de Fayolle, Maville, Bontemps, Douzillac dit Monsieur de Douzillac. Au même titre que la famille Talleyrand-Périgord, il est Seigneur de Douzillac. On le présente bien sûr en deuxième position. Mais il co-partage avec la famille Talleyrand tous les attributs de la noblesse.

La famille de Monteil obtient ses lettres de noblesse en 1651 pour dévouement à la royauté et services militaires.

A la fin du 18ème siècle, c’est René de Monteil qui va devoir affronter la Révolution.

Que peut-on en dire ?

Chevalier Dubut

Jeu de Février – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, vous allez découvrir Pierrot et son attelage de boeufs, et en savoir un peu plus sur les noms qui essaiment les nouvelles plaques de rues!

La photo « Histoire de Douzillac » : Douzillac d’Antan
La réponse de Tanneguy Arrou

vaches de Pierre CharmartyEn 1974 les trentes glorieuses touchent à leur fin. L’électro-ménager, les télévisions, les voitures font partie de la vie quotidienne. Le monde agricole est équipé de tracteurs.

Pierre Charmarty dit Pierrot appartient au monde des ouvriers agricoles indépendants à travailler essentiellement chez les autres. Peu fortuné il était resté avec son attelage de bœufs à travailler la terre comme il l’avait toujours connu.

Sur la photo (à 100 mètres de l’Isle au niveau des Carteaux), il est avec sa femme Simone à ramasser les bottes de paille pour la litière des bêtes. Pierrot Charmarty était né en 1924. Il habitait Valay. La télévision est sans doute la seule concession qu’il ait fait au modernisme.

Un peu après la retraite il s’était installé au bourg et il est décédé vers les années 2000.

La photo « Histoire de Douzillac » : Eymeric Chevalier Dubut
La question de Tanneguy Arrou

Chevalier DubutA Douzillac, on connaissait la Place du Général Koenig (que beaucoup appellent la Place de l’église), la rue du Caporal Maine, la rue Rémy et Maurice Dumoncel et la rue du Colonel François. À présent on trouve des impasses, des boucles, des chemins, des routes et même de nouvelles rues.

Aux Niautouneix, on a la rue Eymeric Chevalier-Dubut ; elle part de la rue Léon Chevalier-Lareygne et rejoint le chemin de Fonpeyre.

Le patronyme Chevalier est assurément un vieux nom de Douzillac.

Mais qui donc était Eymeric Chevalier-Dubut ?

décès Chavatte

Décès d’André-Pierre Chavatte, historien de la commune

André-Pierre Chavatte (à droite) lors de la parution d’un précédent livre sur St Médard

C’est avec tristesse que nous avons appris le décès de M. André-Pierre Chavatte , résident et historien de la commune, vendredi 25 janvier. André-Pierre a longuement contribué à retracer des pans de l’histoire de Douzillac et fut très actif à la création du site Douzillac Mon Village, en acceptant de revaloriser une partie de ses écrits à travers divers articles.

Ceux-ci concernaient autant les Poilus de la Commune, les faits divers locaux ou encore le capitaine Maine, héros de la bataille de Camerone.

Nous sommes de tout cœur avec sa femme Evelyne et sa famille, et tâcherons de continuer le travail de mémoire permis par André-Pierre.

pratiques agricoles d'antan

Jeu de Janvier – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, vous avez du pain sur la planche en cherchant les derniers héritiers des pratiques agricoles d’antan de la commune!

La photo « Histoire de Douzillac » : Les fours à pain
La réponse de Tanneguy Arrou

pain douzillacois

Une authentique pelle à grains douzillacoise

A côté des fours à pains communautaires ou propres à chaque ferme il y avait également des boulangeries.

Dans les grandes villes comme Paris elles remontent au 8ème siècle. Elles prennent de l’importance au 13ème siècle avec Philippe-Auguste et Saint-Louis et la création de la corporation des boulangers. Au 19ème siècle, on a déjà des boulangers à Neuvic, Mussidan et même à Douzillac. Il n’y a pas de vitrines et le commerce s’effectue à côté du four et des sacs de farine. À Douzillac, la famille Saint-Christophe compte plusieurs générations de boulangers au 19ème siècle.

C’est la guerre de 14 qui va tout bouleverser.

Sur les 192 poilus douzillacois répertoriés par M Chavatte, ils sont 149 des classes 1914 et antérieures à quitter le village dès la fin août. Les bras manquent à la terre mais également aux fours à pains. Le recours aux boulangers de métier se généralise.

On ne rallumera pas les fours à pains en 1918 car l’exode rural est bien là : Douzillac compte 944 habitants en 1911 ; ils ne sont plus que 802 au recensement de 1921.

La photo « Histoire de Douzillac » : Douzillac d’Antan
La question de Tanneguy Arrou

La photo a été prise à Douzillac vers les années 1974. On sait alors déjà qu’il s’agit d’une scène appelée à disparaître.

Tous les agriculteurs installés ont déjà un tracteur depuis les années 1950/1968. Qui sont ces derniers douzillacois qui travaillent la terre amoureusement comme ils l’ont toujours fait ?

palmiers

Jeu de Décembre – La petite Histoire de Tanneguy Arrou

Chaque mois, retrouvez les petites questions de Tanneguy Arrou sur l’histoire de la commune, et les réponses qui vont avec ! Ce mois-ci, les palmiers de Douzillac s’offrent une nouvelle chance avec le réchauffement climatique, et les douzillacois deviennent boulangers!

La photo « Histoire de Douzillac » : Sous le soleil des tropiques
La réponse de Tanneguy Arrou

C’est Edwige Chevalier Lareygne qui en 1906 a planté une allée de palmiers dans son jardin des Niautouneix (à l’époque elle ne connait pas l’appelation palmeraie). Pour cela, elle a sans doute été influencée par son neveu Alfred Belmas installé en Suisse et qui fréquentait le jardin botanique de Genève.

Ce ne sont pas moins de 22 jeunes palmiers qui se sont retrouvés en terre douzillacoise. Sensation garantie quand ces arbres ont été débarqués de la gare de Neuvic puis chargés sur une carriole en avril 1906.

De tels arbres, ça ne rapporte rien et un jardin d’agrément ça n’existe pas dans la France rurale du début 20ème siècle. On raconte que l’attraction de la contrée était de venir voir de près ces arbres que l’on n’avait jamais vus ailleurs que sur des gravures.

Le temps a fait son œuvre. Les palmiers ont connu les hivers 1944 et 1956… C’est l’hiver 1985 qui a fini par les achever.

Mais parfois, l’histoire se répète. Depuis 2010, son arrière petit-neveu reconstitue au même endroit une petite palmeraie d’une douzaine d’arbres.

La photo « Histoire de Douzillac » : Les fours à pain
La question de Tanneguy Arrou

four a painLes premiers fours apparaissent il y a 9000 ans à l’époque du Néolithique. Les fours à pains sont plus récents (6500 ans).

Les fours à pains de notre campagne douzillacoise avec sole et voûte sont des 18ème et 19ème siècle. Chaque grosse ferme possédait son four et les petits fermiers utilisaient généralement un four communautaire. C’était un élément important de la vie quotidienne ; le pain étant à la base de l’alimentation.

Et pourtant un jour on a cessé de les utiliser.

Faute d’entretien ils ont subi les affres du temps ou n’ayant plus d’utilité beaucoup ont purement et simplement été détruits à coups de masse et ce jusque dans les années 1980.

Aujourd’hui ils font la fierté de leurs propriétaires. Quand a-t-on cessé de les utiliser ?