Toutes les découvertes sur les espèces du territoire se trouvent ici

Faune et flore: la cigogne blanche

Des cigognes (Ciconia ciconia) se sont installées à Douzillac !

Une petite description s’impose : La cigogne blanche est un échassier comme les hérons, les bécasses ou les grues. Elle pèse entre 3 et 3.5 kg pour environ 1.10 m de haut. C’est un planeur remarquable grâce à l’envergure impressionnante de leurs ailes, atteignant parfois 2.15 m. Comme tous les échassiers, elle est perchée sur de longues pattes rouge-orangé sans plume qui lui permet de rester au sec dans sa zone de chasse de prédilection, les marécages. On la distingue en plus de ses couleurs noires et blanches caractéristiques, par son bec rouge-orangé, dague pouvant mesurer 19 cm.

Distingué le mâle de la femelle (dimorphisme sexuel) n’est pas évident. Le mâle est cependant légèrement plus grand.

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Les cigognes ne chantent pas, contrairement à la majorité des oiseaux.  Un panel de claquements de bec et postures caractéristiques permettent aux individus de communiquer entre eux ou défendre leurs nids. Sous leurs gorges, une peau orange et noire sert de caisse de résonance.

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La cigogne, essentiellement carnivore.

Comme la recherche de nourriture occupe la plupart de son temps, vous l’observerez certainement à l’affût. Sa posture de chasse est assez caractéristique : elle ne cherche pas à se camoufler, elle se positionne au milieu des champs, marais, bord des fossés où elle débusque insectes, mollusques, poissons, vers de terre, serpent et amphibiens. Si elle découvre le gite d’un rongeur, elle s’installe et attend patiemment sa sortie pour le transpercer de son bec. Son menu est très rarement composé de végétaux.

La cigogne, une architecte équilibriste

Comme vous pouvez le constater dans le billet de Christian Thebault, les nouveaux douzillacois ont élus domicile en haut d’un peuplier élagué. Mais elles auraient  pu s’installer sur un poteau électrique ou un toit. C’est le mâle qui a découvert cet emplacement et a commencé à y installer une plateforme solide, réalisée à partir de rameaux de bois, de foin et d’herbe. La femelle, ayant certainement trouvé le lieu attirant, a terminé la « décoration » en achevant la création de la cuvette qui accueillera la progéniture. Cette étape se déroule entre février et mars. Ce couple pourrait peut-être revenir l’année prochaine, soit construite un nouveau nid, soit reprendre cet emplacement et y ajouter une nouvelle couche pour consolider la plateforme. Le nid peut atteindre au fur et à mesure des années, une demi-tonne, avec un diamètre de deux mètres pour 1.5 m de haut.

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Une fois le couple formé, voici le temps des audacieux et habiles accouplements  qui s’effectuent sur le nid à partir de février. C’est entre mars et avril que 3 à 5 œufs blancs seront pondus. Ils seront couvés par les deux parents pendant 32/34 jours, chacun leur tour. C’est donc entre avril et mai que les cigogneaux briseront leurs coquilles.

La croissance est très rapide car le couple les nourrit plusieurs fois par jour. A tour de rôle, ils déposent de petites proies régurgitées au centre du nid. Au bout de deux mois, les cigogneaux ressemblent à leurs parents, excepté la couleur des pattes et du bec qui restera noire encore quelques mois.

L’apprentissage de l’autonomie commence par le vol, puis la chasse. Ils trouveront dès la fin de mois d’aout de jeunes congénères pour migrer vers le sud. Ils y resteront jusqu’à leurs deux hivers révolus car la nourriture y est abondante. Une fois adulte, ils reviendront chez nous et cela tous les ans.

Les adultes, quant à eux rejoindront les pays chauds en septembre.

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La cigogne, grande migratrice

La cigogne reste en couple tout au long de la nidification et se rassemble lors des migrations (janv./fév. et aout/sept.) en groupe de plusieurs centaines d’individus. Elles parcourent  parfois plus de 5000 km à raison de 4 à 8 heures par jour à une vitesse moyenne de 50 km/h. Contrairement aux autres migrateurs, elles ne volent que le jour et seulement si les conditions météorologiques le permettent. En effet, elles ont besoin du soleil pour emprunter les courants d’air chaud et planer pour économiser leurs forces.

Arrivés sur le lieu d’hivernage, elles vont reconstituer leurs réserves et entameront un nouveau cycle.

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Sachez que la cigogne a une réputation de fidélité à toute épreuve, mais la cigogne est surtout fidèle à son nid. C’est pourquoi soyez attentif car l’année prochaine, il est tout à fait possible qu’elles reviennent et peut-être accompagnées.

Un peu d’histoire…. Un peu de folklore… un peu d’imagination.

Chez les Grecs anciens, la cigogne a aussi la réputation d’être un symbole de fidélité aux vieux parents, et une loi obligeant les enfants à s’occuper de leurs parents a été appelée « Pelargonia », de pelargos, cigogne.

Mais la cigogne évoque aussi une notion de longévité. En Chine, pour souhaiter une longue vie à un ami ou à un parent, on lui offre l’image d’une cigogne.

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Pour finir, si vous souhaitez frissonner sur votre transat et en apprendre un peu plus sur le trajet migratoire de ses volatiles, je vous conseille la lecture de ce thriller.

 

 

 

 

Sources:

oiseaux.net: cigogne.blanche.html

wikipedia: Cigogne_blanche_en_France

wikipedia: Cigogne_blanche

eduscol.education.fr

futura-sciences.com

Rencontre insolite à… Douzillac !

Un couple de cigognes a élu domicile pas loin de la vaurille à Douzillac sur un peuplier élagué. Belle rencontre…

Faune et Flore : Le Rouge-gorge familier

 

Un petit oiseau cherchait un arbre pour se protéger du froid de l’hiver. Mais tous les arbres lui refusèrent l’asile, excepté le houx. Malencontreusement, l’oiseau se blessa avec ses feuilles piquantes, pigmentant ainsi son poitrail en rouge. C’est ainsi que naquit le rouge-gorge.

 

Depuis ce jour, tous les arbres perdent leurs feuilles en hiver sauf le houx ayant accepté de donner un abri au malheureux. En souvenir de cette histoire, le houx porte toujours des baies rouges.

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Vous  l’avez déjà croisé dans les bois, les haies, les taillis, les parcs et les jardins. Des fins fonds des contrées au centre-ville, il est toujours là, curieux et intrépide.

Cet oiseau au corsage flamboyant est le fidèle compagnon des jardiniers car ce petit opportuniste sait qu’il trouvera sa pitance en attendant patiemment que l’homme termine sa besogne. Il découvrira alors les insectes qu’il affectionne tant au sol, tels que les coléoptères, les escargots, les vers et les araignées. Mais quand binette et brouette sont dans la remise, il se nourrit également de baies et petits fruits. À  cette époque, vous pouvez régulièrement le rencontrer aux abords des mangeoires.

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Avez-vous déjà pris le temps d’observer sa technique de chasse si particulière ? On peut y déceler un rituel : il se perche à faible hauteur, par exemple sur un piquet, guette les alentours, plonge, capture sa proie et retourne sur son perchoir. Si le spot est bon, il renouvellera cette action jusqu’à ce qu’il soit dérangé.

Et voyez-vous le rouge-gorge n’apprécie que très moyennement d’être dérangé… c’est un oiseau agressif et territorial. Oui, oui! cette boule de plumes pesant à peine 15-20 grammes est  courageuse et téméraire. Il défendra son territoire coûte que coûte contre les oiseaux, peu importe l’espèce. S’il s’avère qu’un rouge-gorge prospecte un territoire déjà occupé, courtoisie et solidarité ne seront pas de mise. Pour des titres de propriété, le rouge gorge est capable d’engager un combat à mort. Parfois, on le retrouve même à toiser son propre reflet les plumes gonflées, les ailes abaissées avant l’assaut contre une vitre.

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Malgré ce caractère belliqueux, il ne nous est pas antipathique, certainement par sa proximité envers l’homme, notamment en hiver et ses fameuses ritournelles. En plus, d’un « tic » sec et répété assez caractéristique, il répond présent pour partager sa chanson mélodieuse qui lui permet toujours et encore, de marquer son territoire et de charmer madame rouge-gorge.

Madame rouge-gorge une fois conquis par la douce sérénade, commence à prospecter le territoire de sa moitié pour y confectionner un nid à base de mousse et feuilles sèches. Elle le garnit ensuite de plumes, de poils d’animaux et d’herbes séchées. Le nid de rouge-gorge se situe parfois dans des lieux insolites : vielle boîte de conserve, boîte aux lettres, étagère de la fameuse remise, trou dans un mur, caché par des plantes grimpantes…

Beau parleur jusqu’au bout des plumes, il arrive que le mâle se plaise à chanter près de la femelle lors de la confection du nid. Cette dernière le chasse sans demi-mesure, discrétion oblige pour la sécurité des 4 à 7 œufs qu’elle y déposera à partir du mois d’avril. Deux à trois semaines plus tard, la coquille blanche mouchetée de brun-roux se brisera. Les oisillons s’envoleront deux à trois semaines plus tard. Si les conditions sont bonnes et que le coucou n’a pas pondu dans leur nid, le couple pourra nicher une deuxième fois.
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Un peu d’histoire… un peu de folklore… un peu d’imagination.

Au Moyen Age, les oiseaux étaient non seulement les messagers du printemps, mais aussi ceux de l’amour. A cette époque, les jeunes filles s’en remettaient aux oiseaux pour connaître leur avenir amoureux. Un rouge-gorge présageait un mariage avec un marin, un moineau était synonyme de mariage heureux avec un homme peu fortuné tandis qu’un chardonneret était synonyme d’union avec un homme riche.

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Je vous invite écouter le ramage de ce petit turdidé en cliquant sur la vidéo suivante:

 

Source internet:

Ligue pour la protection des oiseaux

oiseaux. net

wikipédia

nature LN: article le rouge gorge familier

DEHONDT-DESMETS: les légendes du rouge-gorge

Faune et Flore de Douzillac : La Ronce

 

Nom scientifiqueRubus fruticosus L.

Provenance / Origine : Eurasie et Amérique

Période de floraison : Juin-juillet

Couleur de floraison : Blanche, rose

Température : Très rustique (jusqu’à -30°C)

Exposition à la lumière: Soleil à mi-ombre

Reproduction : Bouturage, marcottage, semis

Hauteur : 1-3 m

Acidité du sol : Neutre à acide

Type biologique : Arbuste

Type de feuillage : Caduc ou semi-persistant

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La ronce est tellement commune dans nos paysages, qu’elle a  presque autant de noms que de régions françaises. Vous la connaissez déjà certainement sous l’appellation de mûre sauvage, mûre des haies, mais connaissiez-vous la mûre des talus, mûre des bois, mûre de renard, mûron, meurier et si justement à mon sens, arrache-cheville, collet de bergère et renverse-panier.

Le roncier, bien plus qu’une gourmandise.

Il faut savoir qu’il existe près de 100 espèces et environ un millier de sous-espèces ou hybrides de Rubus fruticosus L.. Cet arbrisseau ou sous-arbrisseau épineux, vivace, vigoureux, exubérant, aux longues tiges arquées produit un fruit comestible : le mûron ou mûre qui étaient déjà dans le panier de la ménagère, il y a 6000 ans.

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Au VIIIème siècle avant J-C,  la ronce était perçue dans la mythologie grecque comme le produit du sang versé des Titans lors de leurs guerres contre les dieux. L’aspect griffu de cette féroce rosacée, étaye cette tragique origine ! La douce saveur de son fruit et ses vertus médicinales valent bien quelques égratignures (soulagées au passage par ses mêmes feuilles froissées).

Ce que nous consommons le plus est bien sûr ces délicieuses mûres aromatiques et rafraîchissantes, noires et brillantes que l’on picore au grès des promenades en fin d’été. Un panier de mûres se transforme grâce aux talents culinaires des plus courageux en confitures, coulis, tartes, sirops, vin, vinaigre et de succulentes liqueurs.

Mais la ronce est également une excellente plante pour les amateurs d’infusions. En effet, ses feuilles mélangées par exemple à des feuilles de framboisier, de cassissier et de fraisier révèlent des saveurs fruitées.  Ce « pisse-mémé » fait partie de la liste des plantes diurétiques et cela depuis l’antiquité. Ses feuilles ont été employées pour soigner divers troubles menstruels ainsi que les irritations de la bouche et de la gorge. Les amérindiens les utilisaient également pour ses effets constipants.

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Le roncier, un écosystème.

L’avantage de la ronce, de par sa grande faculté de reproduction est sa capacité à recouvrir une zone nue en très peu de temps. C’est d’ailleurs pour cela que les forestiers l’appellent également la « mère des chênes ». En effet, quand une coupe à blanc est réalisée, la ronce s’installe très rapidement. Elle recouvre ainsi le sol, l’ameublie et protège les plants de la sécheresse. Les jeunes plants d’arbres sont obligés d’aller chercher la lumière et s’élancent bien droits vers le ciel. Les ronciers protègent également les éventuels dégâts occasionnés par les grands gibiers.

En plus d’être un pilier du reboisement, un roncier est un véritable écosystème à lui tout seul. De nombreuses espèces s’y protègent, s’y nourrissent et s’y reproduisent.  Papillons, abeilles, araignées, phasmes, pucerons, fourmis font le bonheur de nos oiseaux familiers, tels que le merle, fauvette, rouge-gorge, roitelet, chardonneret… Ils servent également de refuge aux sangliers et renards. Les chevreuils et cerfs y trouvent en hiver une ressource alimentaire en mangeant les feuilles semi-persistantes.

Un peu d’histoire…. Un peu de folklore… un peu d’imagination.

Une légende italienne explique pourquoi ces épines sont si féroces. Autrefois, les ronces tenaient une auberge, mais elles accordèrent tant de crédits aux voyageurs qu’elles durent mettre la clé sous la porte. C’est depuis ce temps-là que, embusquées sur les chemins, elles accrochent tous ceux qui passent pour les faire payer comptant.

Le saviez-vous ?

Saviez-vous que les jeunes pousses (turions) se mangent? Il suffit de cueillir les turions, les peler soigneusement pour supprimer tous les petits aiguillons, puis les manger crus ou cuits comme un légume.

Pour les jardiniers : des racines marcottées, hachées menu et mises dans de l’eau donnent une excellente hormone de bouturage.

On utilise aussi l’écorce pour faire des éclisses pour la vannerie, dont voici un exemple (merci à mon grand-père Paul).

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Ne pas confondre.

Il ne faut pas confondre la mûre des ronces et la mûre du murier. La mûre du mûrier est également comestible mais provient d’un arbre, arbre dont les feuilles sont utilisées pour l’alimentation des vers à soie.

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Sources:

Wikipédia: mûre, fruits de la ronce

Wikipédia: ronce commune

Wikipédia: mûrier

Nature mania.com

passeport santé.net

jardinage eu

secrets et vertus des plantes médicinales de RDigest

Faune et Flore de Douzillac : L’écureuil roux

Voici un petit article sur le plus connu des rongeurs forestiers français. Mais si… vous le connaissez… si je vous dis : un petit rongeur roux, une noisette entre les pattes, une grosse queue touffue et qui fait pâlir d’envie les grimpeurs-élagueurs… Vous me dites l’écureuil roux, bien évidemment.

morphologie écureuil roux


répartition mondiale écureuil roux

 

Bien qu’il fréquente parcs et jardins urbains, l’écureuil roux (Sciurus Vulgaris) est principalement forestier.  Arboricole, il vit essentiellement en haut des arbres, le tronc ne lui servant que d’ascenseur pour accéder au sol. Ce petit rongeur ( 250 à 400 g) apprécie les forets de conifères où il trouve les fameuses pommes de pin. Mais ce petit rongeur est un opportuniste très débrouillard. En fonction des saisons, il se régale  de fruits secs, baies, noix et noisettes, graines de charme, glands… il ne rechigne pas non plus sur quelques jeunes rameaux et bourgeons, grignote  des champignons. Il lui arrive même de faire quelques entorses à son régime herbivore et granivore si les denrées se font rares. En effet, il peut consommer des escargots, des insectes, voir des œufs et des oisillons.

Son régime alimentaire est diversifié car il doit subvenir à ses besoins durant toute l’année. Contrairement à ce que beaucoup pensent, l’écureuil n’hiberne pas. Par contre, il se prépare… Il dispose de nombreuses cachettes au sol, sous les souches par exemple et dans les arbres  qu’il remplit de provisions tout l’été. Il a bien plus le tempérament de fourmi que de cigale. Malheureusement, il aurait aussi une mémoire de lièvre, c’est alors la foret qui en profite grâce à la germination des fruits oubliés.

En ce moment, vous aurez davantage de chances de le croiser en fin de matinée, quand les températures sont acceptables. Son territoire est plutôt étendu, il faut compter entre 2 et 5 hectares par écureuil quand les aliments abondent. Bien que vaste, il est plutôt fidèle à son territoire, hormis durant la période des amours. Les écureuils jouent alors à cache-cache dans les arbres et des courses-poursuites spectaculaires résonnent dans les houppiers. Environ 40 jours après ses rencontres endiablées, la femelle va engendrer 1 à 6 petits en fonction de sa condition physique et de la nourriture disponible. Elle allaitera les petits pendant deux mois et devra assurer seule l’élevage, parfois deux fois dans l’année.

 

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Ce sont des boules de 30 cm de diamètre haut perchées, qui accueillent la petite famille. Composées de petites branches et brindilles, tapissés de mousse, feuilles et d’herbe, ce sont des hottes. Si la femelle est dérangée, elle déplace ses petits dans un autre nid.

Bien que perchés entre 5 et 15 m de haut, les petits sont vulnérables. Ils sont la proie de la Martre des pins, du Chat sauvage, de l’Autour des palombes et de la Buse. Au sol, bien que bien camouflé, c’est le Renard roux, le Chien et surtout le Chat domestique qui devient redoutable.

Le parasitisme est également un facteur de mortalité pour les écureuils ; vers, puces, tiques sont vecteurs de maladie et affaiblissent les jeunes pendant l’hiver. Seuls 15 à 25% des jeunes atteignent l’âge d’un an. C’est pourquoi l’espérance de vie d’un écureuil en liberté est de six mois à 3 ans environ (en captivité, 7-10 ans).

L’homme a également été un prédateur non négligeable pour l’écureuil en France. Il était autrefois chassé pour sa fourrure, sa viande et suite aux dégâts qu’ils occasionnent parfois au peuplement forestier. C’est en 1981 que ce petit mammifère fut protégé. Il est encore chassé en Sibérie pour sa fourrure.

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Un peu d’histoire…. Un peu de folklore… un peu d’imagination.

Les dames romaines de l’antiquité avaient des écureuils apprivoisés en guise d’animaux de compagnie.

L’écureuil était sacrifié lors des cérémonies des solstices par les Germains et les Anglo-Saxons. Cela devait être certainement en rapport avec une légende allemande qui considérait l’écureuil sacré à cause de sa couleur flamboyante.

Si vous rêvez d’un écureuil, celui-ci vous avertit de préparer l’avenir, vous préparer à de grand changement.

Le saviez-vous ?

Il existe plus de 250 espèces d’écureuils dans le monde, le plus petit mesure 13 cm, le plus grand 90 cm.

Petit +

Si vous trouvez un écureuil en détresse, je vous invite à lire l’article  du muséum national d’histoire naturelle dont je vous mets le lien suivant. C’est une mine d’or.

http://ecureuils.mnhn.fr/ecureuil-roux/ecureuil-en-detresse/qui-contacter

http://ecureuils.mnhn.fr/ecureuil-roux/ecureuil-en-detresse/les-premiers-gestes

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Sources:

Ecureuils d’Europe occidentale : Fiches descriptives. J.-L. Chapuis et J. Marmet (2006), MNHN, Paris.

Guide des traces d’animaux, delachaux et niestlé

Faune et Flore de Douzillac : le Châtaignier

Les forêts de Douzillac ne seraient pas ce qu’elles sont sans le châtaignier. Lors de mes ballades, je l’ai toujours vu. Il fait partie du paysage de cette commune et il me semble intéressant de faire ce modeste article sur cette plante. Car connaissez-vous vraiment tout ce que le châtaignier peut faire pour vous ou a fait pour vos ancêtres ? Le châtaignier n’est pas qu’un bout de bois avec des feuilles, c’est un végétal d’une incroyable richesse pour qui veut bien prendre le temps de le voir pousser.

Mais pour commencer qui est-il ? Voici une petite fiche descriptive et quelques photos pour vous aider à le reconnaître :

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Nom : Châtaignier Commun

Nom latin : Castanea sativa, Miller

Habitat : Lumière ou demi-ombre.  Peu exigeant : sol acide, siliceux, terre pauvre mais déteste les sols trop humides ou calcaires. Climat : assez chaud.

Avec un million d’hectares, le châtaignier est la troisième essence de feuillus en France soit environ 4% du domaine forestier. Une forêt de châtaigniers se nomme une châtaigneraie.

 

 

 

Durée de vie : 1000 ans. Cependant le plus célèbre des châtaigniers se nomme « le châtaignier aux cent chevaux », situé en Sicile. Il atteindrait un âge estimé entre 2000 et 4000 ans. La légende raconte qu’une reine d’Aragon et son escorte de cent chevaliers surpris par un violent orage, aurait trouvé refuge sous l’arbre. En 1780, la circonférence de l’arbre avait été mesurée à 57.9 m.

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Jean-Pierre Houël vers 1777 : le châtaignier aux cent chevaux sur les pentes de l’Etna

Taille maximale : 30 m.

Croissance : Rapide. Adulte vers 20 ans.

Feuille : 15 à 20 cm de long sur 9 à 10 cm de large. En automne, les feuilles se parent de couleur jaune puis virent rapidement au marron. Une partie de ces feuilles restent sur l’arbre, on dit qu’elles sont marcescentes.

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Reproduction : Les arbres fleurissent à partir de la 20ème année, de juin à août. Un arbre porte des fleurs mâles (en bas) et des fleurs femelles (en haut de l’arbre). Après pollinisation (par les abeilles qui nous offrent un miel réputé), les fruits d’un à trois selon les variétés, se forment dans une bogue. A partir de fin septembre – début octobre,  la cueillette commence …

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Confusion possible : Le Marronnier d’Inde dont le fruit est toxique.

Propriétés médicinales : Varices, troubles respiratoires et toux

Maintenant que vous le reconnaissez, en quoi est-il remarquable à mon sens ? Parce que d’une part c’est un arbre forestier et d’autre part un arbre fruitier.

Qui n’a jamais entendu parler ou goûter la crème de châtaigne, les biscuits à la farine de châtaigne, l’incontournable châtaigne grillée au coin du feu et la fameuse dinde aux marrons ? Oui, oui ! Les marrons sont bien des châtaignes mais ce sont des variétés de châtaigniers sélectionnés pour produire de plus gros fruits. C’est bien un arbre fruitier dont il existerait 700 variétés à  travers le monde. D’ailleurs la Dordogne est le troisième producteur français de châtaignes pour la consommation humaine. Les principaux débouchés sont la conserverie (châtaignes au naturel…) et la confiserie (confiture ou crème de marrons, marrons glacés…).

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14ème siècle (domaine public des Etats Unis)

Ce fruit qu’aujourd’hui nous consommons qu’occasionnellement, fut pourtant la base de notre alimentation et était dans notre menu depuis la Gaule et certainement avant.  La châtaigne fait partie dans notre culture et fut providentielle pour nos ancêtres pendant les périodes de disette. Sans elle, notre peuple mourait de faim quand les récoltes de céréales étaient mauvaises. Elles servaient aussi bien dans l’alimentation humaine qu’animale. En effet, les porcs glanés les châtaignes, les rameaux et les feuilles servaient également de fourrage, de litière pour les chèvres et moutons.

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Mais qui dit arbre forestier, dit bois. En plus d’avoir nourri les hommes, le châtaignier là où il se trouve a également fourni la matière première pour :

🌰 la menuiserie (construction de petites charpentes, lambris et parquets),

🌰 les piquets de clôture et de vignes puisque le bois de châtaignier est connu pour son imputrescibilité,

🌰 la tonnellerie (fabrication des cercles des barriques),

🌰 le bois de mine,

🌰 la couverture des bâtiments (lauzes de châtaigniers),

🌰 l’ébénisterie,

🌰 la fabrication d’objets tels que castagnettes ou ruches,

🌰 la vannerie,

🌰 le bois de chauffage,

🌰 la tannerie et teinture : jaune au noir.

 

Mais une fois que nous avons pris ce qu’il y avait à prendre de cette forêt, que nous avons le dos tourné,  la châtaigneraie prend vie.  Sangliers, écureuils, mulots, blaireaux, loirs, insectes y trouvent gite et couvert tout au long de l’année. Les cavités naturelles sont utilisées par les chauves-souris et les oiseaux forestiers comme les pics, les geais des chênes. La châtaigneraie est un écosystème complexe et complet où la biodiversité est en harmonie dont même les ravageurs ont leurs places, au grand désespoir des castanéïculteurs ou les exploitants forestiers. Voici la liste des nuisibles du châtaignier :

Maladie fongique:

  • La maladie de l’encre attaque les racines et écorces à la base du tronc
  • Le chancre de l’écorce comme vous vous en doutez attaque l’écorce

Les  insectes :

  • Le xylébore disparate attaque le bois.
  • Le carpocapse des châtaignes est un papillon dont la chenille se développe dans le fruit
  • Le balanin des châtaignes fait des dégâts au niveau des fruits
  • Le cynips du châtaignier provoque la formation de galles ou niveau des bourgeons, responsable de la chute importante de la production, menaçant ainsi l’existence des variétés traditionnelles françaises.

Pour terminer cet article et parce que j’aime lier l’imaginaire et la réalité lors de mes périples, voici la légende de Néa.

Comme toutes les compagnes de Diane, Néa était une nymphe jeune et belle dont la déesse exigeait une inviolable chasteté. La beauté de Néa attira Jupiter, dont ses rencontres extraconjugales étaient choses courantes. Il courtisa alors la belle qui se refusa et préféra se donner la mort. Jupiter, fou de colère métamorphosa sa dépouille en un Casta Néa (la chaste Néa), le châtaignier dont les précieux fruits protégés d’aiguillons symbolise ce désintérêt charnel.

Petit + : vous êtes né entre le 15 et le 24 mai ou entre le 12 et le 21 novembre alors votre arbre tutélaire est le châtaignier. Il symbolise la persévérance, l’honnêteté et la franchise.


Sources :

Internet :

Wikipédia – Les arbres.fr – Evaluation de la biodiversité potentielle des châtaigneraies traditionnelles cévenoles – ENGREF – PNR des monts D’Ardèche – Chambre d’agriculture Rhône-Alpes – Nature planète – INRA –  Musée de la châtaigneraie à Joyeuse – Fête de la chataigne.com

Bibliographiques :

Guide des teintures naturelles, Delachaux-Niestlé – Encyclopédie des plantes médicinales, Larousse – Secrets et vertus des plantes médicinales sélection du Reader’s Digest – Calendrier celtique de Michaël Vescol – Guide Des Arbres Et Arbustes sélection du Reader’s Digest

 

Randonnée pédestre Trait d’Union Douzillac 14 octobre 2015

Le 14 octobre dernier, l’association “Trait d’Union” a une nouvelle fois organisé sa randonnée pédestre hebdomadaire à Douzillac pour le plaisir de tous les participants.
Le ciel était clément, nous sommes partis comme d’habitude en 3 groupes, chacun, en fonction de sa forme du moment, choisissant la distance qui lui convenait (11 kms, 8 kms ou 3 kms).
Nous avons à nouveau apprécié les paysages variés qu’offre Douzillac, que ce soit la forêt de la double ou les petits chemins vers l’Isle.
A l’arrivée nous attendait une collation bien méritée, sous le soleil devant la mairie.

Faune et Flore de Douzillac : la Salamandre tachetée

 

Chaque mois, vous retrouverez désormais une chronique de Virginie Varlet sur la faune et la flore de Douzillac. L’occasion de mieux connaître les espèces emblématiques de notre territoire, et vivre en bonne intelligence avec elles.

 

Douzillac est assurément un havre de paix pour tous les randonneurs et les amoureux de la nature. L’eau, la forêt, les prairies, les champs et les jardins sont un régal pour les sens… cette diversité de milieux de vie fait la richesse naturelle de Douzillac car elle offre gite et couvert à de nombreuses espèces de plantes, d’animaux et de champignons.

C’est en nous promenant à la fontaine de Vidalie que nous avons rencontré un animal qui semble être cher à ce pays, la salamandre. Si vous avez déjà eu l’honneur de la croiser, vous ne pouvez pas l’avoir oublié. C’est elle :

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Mais qui est donc cet étrange animal? Son petit nom commun est la salamandre tachetée. Son nom scientifique n’est pas bien compliqué à retenir, il s’agit de salamandra salamandra.

C’est une espèce d’urodèles de la famille des amphibiens et qui dit amphibiens dit humidité. Vous la rencontrerez dans les bois de feuillus ou forêt mixte à partir du moment où il y a à proximité un point d’eau. Car c’est au printemps que la femelle rejoint les eaux d’une source, mare, ruisseau, ornière et fossé pour mettre bas. Contrairement aux autres amphibiens, la salamandre s’accouple sur la terre ferme et ne pond pas d’œuf mais met bas directement entre 30 et 40 larves de 2 à 3cm dans l’eau, elle est donc ovovivipare. Ces larves rejoindront la terre vers trois mois et pourront se reproduire à leurs tours au bout de 4 ans.

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Pour la rencontrer, il faut soit flâner au clair de lune sous une nuit douce, humide et sans vent, soit s’être fait surprendre par une pluie d’orage en été. Sa période d’activité débute en février et s’achève en novembre. Dès les premières gelées, la salamandre hivernera mais se réveillera au moindre redoux. Si vous avez l’occasion de l’observer, vous constaterez qu’elle prospecte avec lenteur son territoire à la recherche de petits invertébrés, tels que des cloportes, des petits coléoptères, des limaces et vers de terre. Elle retournera ensuite sous une souche, une pierre, un tronc d’arbre pourri ou toute autre cavité dans le sol lui permettant de fuir son ennemi juré, le soleil.

Récit historique 

On retrouve dans des textes du Moyen-âge des traces de la salamandre, animal diabolique que l’on tuait pour paraît-il, gagner des jours d’indulgence. Cette bête viendrait des flammes de l’enfer. On peut imaginer que toutes ces superstitions viennent du fait que la salamandre trouvait refuge l’hiver parmi les fagots. Mais une fois dans l’âtre, le foyer allumé, la salamandre sortait alors des flammes, l’habitant effrayé pensait alors qu’elle pouvait traverser le feu indemne.

Destin

Aujourd’hui, bien que protégée, elle est en voie de disparition dans de nombreux départements. La principale menace est l’action de l’homme sur les milieux : disparition des zones humides, fragmentation des habitats, pollution des eaux des sites de reproduction, mortalité sur les axes routiers.

À Douzillac, nos salamandres ont la chance d’être dans une commune où les espaces pouvant l’accueillir ne manquent pas encore. Ses prédateurs seront alors essentiellement les serpents, la couleuvre en particulier, les hérissons, les sangliers.

Confusions possibles : Tritons

Particularité :

  • Bien que d’un naturel pacifique, la salamandre possède des glandes cutanées qui sécrètent des substances toxiques alcaloïdes pouvant provoquer, sur la peau humaine une légère brulure.
    • Avis aux personnes sensibles aux toxines : les sécrétions peuvent générer des nausées, des vomissements et des troubles respiratoires.
    • Avertissement aux propriétaires de chiens : si votre animal désire déguster une salamandre tachetée, il la recrachera certainement très rapidement mais pourra être affecté par des contractions involontaires de la mâchoire, une salivation excessive et/ou une rigidité du cou.

L’expression on ne touche qu’avec les yeux est par mesure de sécurité tout à fait approprié à l’observation de notre amie.

  • Elle a la faculté de régénérer en quelques jours une partie de son corps.
  • La salamandre est une piètre nageuse. Une fois adulte, du fait de sa morphologie, elle ne sait pas nager et peut se noyer dès qu’elle n’a pas plus pied.

salamandre tachetée

Sources :

Sciences et avenir – Vienne nature – Univers nature – Wikipédia – Pratique.fr – Nature Midi-Pyrénées – Cistude Nature

Crédit photographique : Patrice Baud – Wikipédia : Luna04

Aquarelle : Virginie Varlet