Toutes les découvertes sur les espèces du territoire se trouvent ici

Faune et Flore de Douzillac: l’orchis brûlée

Juste pour le plaisir de partager!

C’est le moment d’observer l’Orchis brûlée, Neotinea ustulata (L.) qui est une orchidée sauvage de 10 à 30 cm de haut que l’on croise sur les près secs calcaires de pleine lumière à Douzillac. On la nomme aussi orchis mouchette, certainement parce que c’est une mouche qui se charge de polliniser les fleurs.

Les près de Dordogne n’ont rien à envier aux étalages des fleuristes. Par contre, c’est une espèce protégée, merci de ne pas la cueillir et la laisser s’épanouir aux yeux de tous.

 

Faune et flore de Douzillac: le pic noir

Il y a quelques semaines, en prenant le temps de regarder la ramure des arbres se parer de vert tendre, je vois une corneille passer au-dessus de ma tête. Je me suis vite ravisée, c’était en fait un pic noir. C’est la première fois que je le vois, depuis le temps que je l’entends tambouriner, je n’attendais que çà. Comme c’est une espèce installée récemment sur le département, c’est l’occasion de creuser un peu et de partager….

En France, on compte 9 espèces de pics (en gras, les espèces présentes en Dordogne) :

  • Le torcol fourmilier Jynx torquilla,
  • le Pic cendré Picus canus,
  • le Pic Vert Picus viridis,
  • le Pic noir Dryocopus martius,
  • le Pic épeiche Dendrocopos major,
  • le Pic mar Dendrocopos medius,
  • le Pic à dos blanc Dendrocopos leucotos,
  • le Pic épeichette Dendrocopos minor,
  • le Pic tridactyle Picoides tridactylus.

Parmi cette liste, le pic noir est le plus grand, environ 55 cm de long pour 65 cm d’envergure. Son plumage est entièrement noir excepté une calotte rouge vif  partant du front jusqu’à la nuque (seulement sur la nuque pour la femelle). Le contraste de son plumage avec son œil jaune pâle lui apporte un esthétisme sans pareil.

 

pic noir – photo prise par Nouhouhouk

 

Le pic, comme tous les pics, est lié au milieu forestier. Chaque espèce a des besoins différents, mais le pic noir a une nette préférence pour les grandes superficies boisées (200 à 500 ha) d’arbres âgés, de gros diamètres avec du bois mort en abondance comme des souches, des grosses branches et des troncs pour y chasser les coléoptères types scolyte, capricornes ou longicornes. Il  recherche alors les galeries d’insectes xylophages (qui mangent le bois). Cependant, le pic noir est extrêmement friand des fourmis qui composent une partie conséquente de son menu. Il varie son régime alimentaire insectivore par des petits escargots, mille-pattes, araignées ainsi que des baies et  graines de pin, voir d’œufs d’oiseaux.

Sa morphologie est très bien adaptée  à son régime alimentaire. En effet, ses pattes sont courtes et  pourvues de 4 ongles robustes et crochus, deux orientés vers l’avant, deux vers l’arrière, ce qui lui permet de grimper aux arbres sans difficulté. Sa queue dont les plumes sont rigides lui permet de prendre appui sur le tronc ou les branches. Une fois les proies repérées dans le bois ou sous l’écorce, il creuse avec son bec et projette sa très longue et fine langue visqueuse dont l’extrémité petite, plate et pointue, est ornée de petits crochets.

Pic noir male adulte – photo de xulescu-g

Normalement, le pic adulte est sédentaire ; en hiver, il s’installe dans un ancien nid où il reste assez discret. En dehors de la période de reproduction, c’est un animal assez solitaire. Par contre à partir de janvier-février, il commence à tambouriner sur des branches creuses que l’on peut parfois entendre jusqu’à 1 km. La parade prénuptiale peut durer deux mois ; deux mois à se poursuivre, à prendre des attitudes typiques comme balancer la tête en décrivant des cercles et à crier pour délimiter les limites de territoires.

L’arbre choisi par le couple doit avoir une circonférence  pouvant accueillir une cavité de 25 à 50 cm de profondeur et de 21 à 22 cm de diamètre dont le fond est tapi de poussières de bois et de copeaux. Ce tronc doit être dépourvu de branche sur les premiers mètres pour faciliter le nourrissage. Ils privilégient les hêtres mais peuvent également s’accommoder de chênes, peupliers, ou merisier.  La création du nid se fait à deux et peut durer 1 mois. En avril-mai, la femelle pond 2 à 5 œufs qui seront couvés par les deux sexes pendant 12 jours. Les oisillons seront nourris de 12 à 29 fois par jour avec principalement des grosses larves et des fourmis. Au bout d’un mois la portée quitte le nid et le couple se sépare en prenant en charge la moitié de la portée chacun. Fin juillet-début aout, les petits sont indépendants.

Pic noir male et les jeunes au nid -photo de Alastair Rae 

Le talent de foreur du pic noir est apprécié par d’autres locataires cavernicoles (chouette, martre des pins, mésanges, sitelle, guêpes, frelons, chauve-souris…) qui cherchent à accaparer ce logement de choix, quitte à parfois y chasser le propriétaire.

Concernant ses prédateurs, la martre des pins, le chat et tout autre carnivore bon grimpeur lui fait la chasse. Mais pas seulement, fut une époque où l’homme considérait que les pics étaient néfastes. C’est évident que si le propriétaire de la parcelle est sylviculteur, il risque de ne pas l’apprécier, car le pic noir niche sur la partie du tronc la plus rentable, économiquement parlant. Cependant, en tenant en considération que le pic est assez fidèle à son nid et que la densité de population est faible (de 150 à 600 ha et plus/couple), le pic n’est pas le plus grand ravageur de nos forêts. Aujourd’hui, de plus en plus de gestionnaires forestiers sont sensibilisés à l’intérêt de laisser sur pied les arbres morts pour leurs rôles indéniable dans l’écologie forestière. 

D’un point de vue juridique, toutes les espèces de pics sont protégées sur le territoire français.

Pour finir, voici quelques images de Fred P. qui vous permettra d’observer son déplacement sur le tronc, d’entendre son chant caractéristique et qui sait… peut-être de l’apercevoir et partager à votre tour l’observation sur :

http://umap.openstreetmap.fr/fr/map/nature-faune-et-flore-de-douzillac_55646#12/45.0986/0.4087

Bibliographies :

http://files.biolovision.net/www.atlas-ornitho.fr/pdffiles/Dossierpics1-1261.pdf

http://www.oiseaux.net/oiseaux/pic.noir.html

http://morbihan.lpo.fr/les-oiseaux/article/le-pic-noir

https://inpn.mnhn.fr/docs/cahab/fiches/Pic-noir.pdf

https://fr.wikipedia.org/wiki/Pic_noir

Retour de nos amies Douzillacoises

Juste pour le plaisir des yeux …

Faune et flore de Douzillac: l’aulne glutineux

Vergt et Manzac-sur-Vern puiseraient leurs origines dans les racines du vieil occitan Vèrhne (vern), signifiant aulne. Vergne, verne, ou aune est un arbre reconnaissable en cette période assez facilement. Avec ces quelques astuces, vous pourrez le reconnaître quasiment à coup sur.  

Tout d’abord, ne le cherchez pas sur des sols secs: l’aulne est une espèce des cours d’eau ou de sol marécageux. En second lieu, c’est une espèce de pleine lumière, pionnière qui apprécie peu la présence d’autres espèces quitte à laisser sa place.

En hiver, ses fruits secs (strobiles) caractéristiques permettent de le différencier des autres arbres assez rapidement. Une image vaut mille mots :

 

photo de Dixi

Son port est assez élancé avec un tronc souvent droit maintenant des branches presque horizontales. Il peut attendre 30 mètres de haut. Les jeunes branches portent des bourgeons de teinte violette.

En mars-avril, la floraison débute bien avant la sortie des feuilles. Vient ensuite le temps de la végétation luxuriante, des feuilles ovales et dentées s’épanouissent. Elles aussi se distinguent facilement grâce à leurs formes rabotées au sommet, puis par leurs textures gluantes (d’où aulne glutineux). Elles sont vertes foncées et luisantes au-dessus, mates et plus claires en dessous.

photo de Dimitar Naydenov

L’aulne, un ménage à trois…

Cent ans les pieds immergés dans l’eau, cela relève de l’exploit. Dans la cohorte des arbres peu en sont capables. Son secret ? Un réseau associatif bien développé… il vit en symbiose avec des champignons (mycorhization) et bactéries (actinorhization). Les champignons s’installent autour de ses racines, elles ont un rôle d’éponge et apportent l’eau nécessaire à la plante tout au long de l’année, cette eau est chargée en minéraux et en vitamines. De plus, le champignon le protège de maladies. L’aulne, en contrepartie lui apporte les éléments puisés en profondeur nécessaires à son développement.

Les bactéries se sont installées au niveau des racines, protégées dans des nodosités. Elles y fixent l’azote de l’air (faisant souvent défaut en milieu très humide), l’aulne a donc une réserve d’énergie nécessaire à sa croissance.

 

Nodosités – photo de Luis Fernandez Garcia

L’aulne n’a rien à envier aux grands écosystèmes, il en est un à lui seul. On ajoute à cela la faune qui y trouve refuge et alimentation tout au long de l’année, comme le tarin des aulnes qui se régale des graines durant l’hiver. De plus, ses racines, luttant efficacement contre l’érosion des berges, servent de gite à de nombreux poissons et les loutres y élisent domicile en y aménageant leurs tanières (catiches).

photo de Martin_Mecnarowski

L’aulne et l’homme.

Au Moyen-Age, il était utilisé pour la réalisation des canalisations des fontaines, en créant des tuyaux dans les troncs. Lorsqu’il est immergé, l’aulne se durcit, se noircit et devient imputrescible ; d’ailleurs à Venise, il est dit que certaines bâtisses sont posées sur des pilotis en aulne, soit plusieurs siècles immergés sans perdre ses qualités… ce qui semble étrange à première vue, tant ce bois est léger et tendre à travailler lorsqu’il est sec ou vert.  Placés dans les fossés de drainage, des fagots denses permettent de favoriser l’écoulement des eaux et aident ainsi à l’aération de terres agricoles.

Meubles, sabots, sculptures, ustensiles de cuisine, jouets, manches d’outils, instruments de musique, baguettes d’encadrement, brosses, l’aulne étaient mis à l’honneur dans de nombreux domaines d’autant plus qu’il permettait d’utiliser des zones difficilement cultivables en se recèpant assez facilement. Le bois était également connu sous le nom de bois de « boulange » car les boulangers l’appréciaient pour sa montée en température très rapide et du peu de fumée dégagée. On notera également son utilisation dans les bois de mine du fait de sa résistance à l’humidité et par sa faculté à craquer avant de casser, ce qui permettait de prédire d’éventuel éboulement.

Il était d’usage de cueillir des jeunes branches d’aulne humides, de les placer dans les étables et poulaillers. Les feuilles attirent les puces qui s’engluent sur les feuilles. Il suffit de les bruler pour exterminer les parasites.

Il avait également sa place en teinturerie, où l’écorce et les jeunes rameaux permettaient de colorer les feutres en gris foncé.

Enfin, dans le monde de la phytothérapie, il trouve une place de choix grâce à ses bienfaits cicatrisants et anti-inflammatoires.

photo de Bernd Schade

Un peu d’histoires…. Un peu de folklore… un peu d’imagination.

Comme beaucoup de plantes des marais, l’aulne a eu une réputation démoniaque, corroborée certainement par la couleur rouge sang de son bois fendu. D’ailleurs il fut nommé par les grecs de l’ancien temps, arbre des morts.

Dans la culture celtique, l’aulne est l’arbre sacré des personnes nées entre le 18 mars et 14 avril. Il représente le courage, la solidité, la résistance et la force de caractère.

 

Bibliographies :

https://fr.wikipedia.org/wiki/Alnus_glutinosa

http://www.la-vie-du-jardin.com/pop-ups/aulne/aulne.html

http://inforets.free.fr/article.php3?id_article=2

http://www.lesarbres.fr/

Faune et flore de Douzillac : la belette

Saviez-vous que la belette est le plus petit carnivore d’Europe ? Mais bien que de taille réduite, elle reste cependant une intarissable chasseuse, qui sans répit s’adonne à la recherche de proies. C’est une hyperactive qui peut être tantôt notre alliée, tantôt notre concurrente. Tentons de la comprendre pour cohabiter en toute sérénité.

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photo de Jerzy Strzelecki

Il s’agit d’un mustélidé, tout comme la martre et la fouine qui peut être facilement confondu dans certaines régions avec sa cousine l’hermine. Elle est essentiellement carnivore avec comme proies de prédilection, les campagnols, souris et mulots (60 à 80%). Son corps longiligne lui permet de se glisser dans les galeries des rongeurs. Elle peut d’ailleurs se faufiler dans des trous de 1.5 cm ce qui laisse peu de chances à ses victimes. Elle complète ce régime par des oiseaux, œufs, lapins, quelques insectes et lézards.

Elle habite dans des milieux très variés : là où il y a des proies, elle s’installe. De ce fait, elle est observable dans les prairies, champs, bois, des plaines jusqu’en montagne. Pour construire ses gites, elle utilise le terrier d’une de ses victimes, une anfractuosité de mur, une souche, etc…. Elle tapisse de poils de proies et de feuilles mortes son nid. C’est là que la belette femelle mettra bas une portée de un à neuf petits en avril-mai si le temps est clément et/ou en juillet-août. Le nombre de petits est en lien avec la population de rongeurs. Seule la femelle s’occupe des jeunes, elle doit gérer la gestation (34 à 37 jours), produire du lait  (30 jours), les nourrir et les former aux rudiments de la chasse (jusqu’à leurs trois mois).  Afin de s’économiser pendant la gestation et l’allaitement, la belette a constitué des réserves cachées à proximité.

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photo de Cecil Sanders

Une fois les petits émancipés, la belette va pouvoir reprendre sa vie solitaire sur un territoire d’1.5 à 1.8 ha, alors que le mâle prospecte sur 7 à 15 ha. La superficie du territoire est variable car plus la population de rongeurs augmente, plus les territoires se réduisent, plus les belettes se multiplient et inversement. Pour délimiter leurs territoires, elles communiquent par des marques odorantes et en cas de danger par des sifflements aigus et de brefs aboiements.

La belette vit maximum 3 ans. La mortalité est de 60 % la première année et 90 % la seconde. En effet, au vue de sa petite taille, ses réserves énergétiques sont très limitées, par conséquent son mode de vie est nocturne et diurne; une disette de plusieurs heures lui serait fatale. La belette doit alors absorber chaque jour l’équivalent d’un tiers de son poids pour survivre. En ayant cette information, on peut assurément dire qu’elle devient un auxiliaire précieux pour la lutte contre les rongeurs dans nos jardins et aux abords des maisons (bien qu’elle soit notée dans la liste des nuisibles parce qu’attaquant parfois les poulaillers).  Mais chaine alimentaire oblige, elle est également victime des rapaces, chats, chiens, renards et l’homme. En effet, en utilisant des raticides, l’homme contribue aux fluctuations de population de la belette, d’une part en diminuant l’approvisionnement en ressources alimentaires et d’autre part, par empoisonnement indirect. La belette est tout comme ses proies très sensibles aux anticoagulants.

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Illustrations de Histoire naturelle des mammifères, t.III / Wermer, Maréchal, Huet. -1820

Un peu d’histoires…. Un peu de folklore… un peu d’imagination.

Belette viendrait de petite belle et dans d’autres pays européens, petite fiancée, belle petite bête, petite marraine ou petite femme. « Belette » s’emploie aussi en français pour désigner affectueusement une jeune fille ou une femme charmante.

Dans le  Tarn, il était dit que si on tuait une belette suitée, toute la nichée viendrait manger le linge jusque dans les armoires de la maison.  Dictionnaire des superstitions, erreurs, préjugés et traditions populaires, 1856

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photo de Frank vassen

Source internet :

http://droitnature.free.fr

http://ecologie.nature.free.fr

Wikipédia

Source bibliographique :

RUETTE S.  Les petits carnivores, élément de biologie, gestion de l’espèce et de ses habitats – Office national de la chasse et de la faune sauvage

Arrêté du 30 juin 2015 pris pour l’application de l’article R. 427-6 du code de l’environnement et fixant la liste, les périodes et les modalités de destruction des espèces d’animaux classées nuisibles

Atlas des mammifères sauvages d’aquitaine – C.nature

 

Faune et flore de Douzillac : la massette

Les eaux dormantes sont pour certains d’entre nous des étendues obscures où seuls les imprudents ou connaisseurs s’y hasardent. Il est vrai que les marais peuvent être des pièges, mais un peu de bon sens, un minimum de connaissances et d’équipements permettent de s’y aventurer. Bien que la vase m’ait avalé quelques paires de bottes, que les moustiques aient bu une bonne partie de mon sang et que je sois revenue en mode commando, hourdée de boue, je n’éprouve aucune rancune envers les marais, marécages et bras morts, au contraire. Douzillac en compte de nombreux qui sont tous de merveilleux réservoirs faunistique et floristique.

Une plante caractéristique y demeure : la massette.

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Les massettes (Typha), roseau à massette, quenouille d’eau ou roseau de passion sont assez  communes en Europe et en France. On en compte plusieurs espèces; vous les avez certainement remarquées lors de vos excursions.

C’est une plante vivace très vigoureuse qui excelle dans l’art de la multiplication, d’une part par ses longs rhizomes ramifiés et d’autre part par la voie aérienne via ses graines légères comme une plume. C’est pourquoi, beaucoup la trouve envahissante. Les tiges robustes et érigées de 1,5 à 3 m de haut possèdent des feuilles larges de 1 à 2 cm. On la confond souvent avec le roseau mais une fois l’inflorescence présente entre juillet et septembre, impossible de ne pas la reconnaître. C’est en sorte sa marque de fabrique. Voici une photo qui vaut mille mots.

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Les graines et les akènes qui les protègent  sont également caractéristiques. Une massette produit la modique somme de 300 000 graines

Monsieur Gèze, en 1912, expliquait que les tiges de massette servaient à réaliser les joints des fûts et à la fabriquer des pièges à poissons.

Les feuilles étaient utilisées pour :

  • réaliser des liens pour les greffes,
  • attacher toutes sortes de paquets,
  • fabriquer des nattes, des paillassons, des corbeilles,
  • entourer les feuilles sèches de tabac,
  • pailler les chaises,
  • servir à la fabrication de textile, compromis entre le chanvre et le jute,
  • fabriquer de la pâte à papier,
  • servir de litière aux animaux.

Les rhizomes quant à eux, ont nourri pendant des siècles les porcs et les humains.

Le duvet (protection des graines ) était utilisé pour remplacer le coton cardé, dans les cas de brûlures suppurantes.

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Aujourd’hui, la massette n’a plus autant d’utilisations au quotidien et n’a plus d’attrait économique comme il y a cent ans. Cependant, on lui confère  d’autres missions en relation directe avec l’air du temps. En effet, elle est plantée dans les aires de lagunage et tout autre système de phyto-épuration. Les amateurs de bassin d’ornement l’installent harmonieusement car elle a la capacité de libérer de l’oxygène dans l’eau.

Dans certains pays, la massette est utilisée pour confectionner la chaume des toits.

Et d’un point de vue alimentaire, quelques-uns la consomment. Voici quelques idées pour les curieux :

Le rhizome se récolte en automne-hiver, lorsqu’il est  riche en amidon. Il est alors mangé cru (mais je le déconseille au vu des foyers possibles de Leptospirose) ou cuisiné comme la pomme de terre. Séché et broyé, la farine sert à épaissir les soupes et les ragoûts ou élaborer des galettes.

Les jeunes pousses sont récoltées en début de printemps et ont un gout proche du cœur de palmier. On les prépare à la vapeur comme des asperges ou frites.

On  récolte le pollen en plaçant la massette dans un sac plastique et en la secouant. Vous serez impressionné par l’abondant rendement. Vous le mélangerez alors dans la farine du pain ou pour saupoudrer vos salades.

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Ressources internet:

Wikipédia.org

Via gallica. com

Plantes-comestibles.fr

Ressources bibliographies:

La nature comestible de Ian Burrows

Grande encyclopédie d’économie domestique, Jules Trousset 1875

Thèse:  études botaniques et agronomiques sur les typha et autres plantes palustres – 1912 – Mr. Gèze

 

 

Faune et flore de Douzillac : la chouette hulotte

 

Chaleur oblige… la nuit, les fenêtres restent ouvertes  à la conquête de fraicheur. Loin d’être une nuisance sonore, je me fais alors bercer par le bruissement des feuilles, le chant des criquets, le coassement des crapauds. Morphée m’appelle tendrement. Quand tout à coup, la chouette hulotte ou chat huant (Strix Aluco) entre en scène et hulule à faire pâlir souris, campagnols et mulots.

Ce rapace nocturne est un des plus communs de France et d’Europe. Son corps trapu (≃ 500 g) d’une quarantaine de centimètres est soutenu en vol par des ailes d’une envergure d’environ un mètre. Son plumage moucheté du gris au brun roux la rend quasiment invisible dans son milieu originel, la forêt. Elle a su cependant s’adapter à notre environnement et vit également dans les parcs, jardins et cultures à partir du moment où elle dispose d’un arbre  de préférence creux ou d’une fourche profonde pour se protéger des regards indiscrets. Le mimétisme est de rigueur pour se protéger des prédateurs, c’est pourquoi elle se plaque contre le tronc d’un arbre. Lorsqu’elle se sent en danger, elle s’amincit, garde les yeux mi-clos et reste en position statique jusqu’à ce que le danger passe.

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Mais la nuit venue, il en est tout autrement. C’est bien elle, le danger. A l’affut sur une branche,  elle repère ses proies grâce à son ouïe très développée.  Ses ailes courtes lui permettent de slalomer entre les arbres facilement. Elle plonge en se laissant tomber et en ouvrant ses ailes au moment de l’impact. Elle saisit alors le trophée avec ses serres acérées et d’un coup de bec achève ses souffrances en repartant avec la dépouille sur son perchoir pour la déguster. Ses rémiges frangées absorbent les bruits, ce qui la rend extrêmement silencieuse et ne laisse quasiment aucune chance à son futur repas.

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Quand elle chasse en milieu ouvert, elle vole lentement,  trouve ses proies en volant en zigzag et utilise parfois le vol stationnaire. Elle complète alors son régime alimentaire d’insectes, chauve-souris, poissons de surface, grenouilles et passereaux.

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Comme toutes les chouettes et les hiboux, elle régurgite des pelotes qui se composent des restes non digérés comme les os, les dents, la fourrure et les plumes. Avec un peu d’expérience et un bon guide des traces, on peut déterminer à l’aide des pelotes de réjections quelle espèce à stationner à l’endroit de la découverte.

Contrairement à d’autres rapaces, les pelotes de chouette hulotte sont plus difficiles à trouver car la chouette hulotte n’a pas de zone de chasse fixe. Puisqu’elle est territoriale, elle délimite son vaste territoire en chanson. On reconnaît le hou-houou-ouououhou particulier et les ki-wik stridents caractéristiques de la chouette. Il n’est d’ailleurs pas rare de les entendre se répondre. Les chouettes hulottes entament la saison des amours en automne. C’est pourquoi, nous les entendons particulièrement à cette saison.

Puis, une nouvelle saison de chant s’annonce de février à début avril, période d’accouplement. La femelle couve alors entre 2 et 5 œufs blancs ronds pendant un mois. C’est alors le mâle qui fournira la nourriture à la femelle pendant cette période, puis 10 jours après l’éclosion. Un mois après l’éclosion,  les jeunes quittent le nid. Ils quémandent leurs diners de manière cacophonique car ils ne  s’envoleront que vers une cinquantaine de jours.

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A cette période, les jeunes sont particulièrement vulnérables. Si un petit tombe au sol en forêt, le renard n’en fera certainement qu’une bouchée. Dans les parcs et jardins, ce sont les chats qui font de gros dégâts. Sachez cependant que si vous voyez une chouette hulotte juvénile au sol, elle continue à être nourrie par ses parents.  Par contre si elle est blessée (choc de voiture, aile brisée, attaque de prédateur….), vous pouvez contacter la ligue pour la protection des oiseaux (LPO) qui la prendra en charge dans un centre de soins adapté. Par contre, sous ses faux airs de peluche,  c’est un rapace très agressif qui est capable de tuer d’autres rapaces comme des hiboux pendant la période de reproduction. Ne manipulez cet oiseau qu’avec une extrême prudence.

Le saviez-vous ?

Parfois les étourneaux, vivant en immense groupe font des dégâts considérables sur les productions agricoles. Les fauconniers entrent alors en scène en réalisant avec la chouette hulotte des campagnes d’effarouchement. Redoutables alliées, elles empêchent les volatiles de se poser sur les branchages après la tombée de la nuit et anticipent le départ des oiseaux pilleurs.

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Comment fait-on la différence entre chouettes et hiboux ?

Les chouettes et les hiboux sont des espèces différentes. Bien que physiquement proche, on fait facilement la différence en observant la tête de ces volatiles; les hiboux portent fièrement des aigrettes, touffes de plumes situées au-dessus de la tête. La chouette quant à elle, a une tête ronde.

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Un peu d’histoires…. Un peu de folklore… un peu d’imagination.

Depuis toujours, la chouette est à l’origine de mythes, superstitions et croyances malheureusement de mauvaise augure. En effet, au moyen-âge, les chouettes, maitresses de la nuit, étaient associées aux sorcières et aux mauvais sorts. Il n’y a pas encore si longtemps, pour protéger les maisons, le bétail et les récoltes, les chouettes étaient clouées aux portes des granges. Quand on entendait son cri, il fallait jeter du sel sur le feu ( le sel, étant censé éloigner le malheur et les mauvais esprits).

Bien avant cela, les Romains considéraient que d’entendre une chouette présageait la mort d’un proche et dans le folklore arabe, la chouette hulotte était l’incarnation des esprits des défunts non vengés.

Au Pays de Galles, le hululement de la chouette annonce qu’une jeune fille vient de perdre sa virginité.

Malgré tout, la chouette n’a pas toujours été haïe. Dans les civilisations antiques, comme l’Egypte, la chouette représentait la lettre « m ». Dans la mythologie grecque, la chouette était l’animal sacré de la déesse Athéna et elle symbolisait la sagesse et l’intelligence.

Du côté des superstitions, il est dit que si la chouette chante, c’est signe de beau temps.

Aluco

Sources :

Internet :

www.oiseaux-birds.com – Wikipédia – www.onf.fr – www.hulotteparisienne.fr – www.leseffaroucheursduciel.com

Bibliographiques :

Guide ornitho Delachaux

 

La chouette est une espèce protégée par la loi, il est interdit de la tuer, et tout comportement qui lui est nuisible est passible d’une amende.

Faune et Flore : Le Lierre Grimpant

Les bois sont pour ma part un lieu de poésie où l’empreinte humaine se conjugue à la perfection à l’indissociable trio minéral, végétal et animal. Quand mon imagination s’éveille, le paysage, l’ambiance sonore et olfactive, l’atmosphère et l’histoire fusionnent pour donner une identité particulière aux forêts. Si le lierre grimpant n’existait pas, il manquerait c’est certain. Cette touche végétale enchanteresque et séduisante est représentative de nos sous-bois.

Voici pourquoi, je souhaite le valoriser en quelques points:

Illustration_Hedera_helix0_correctUne plante, un écosystème

L’Hedera Helix est une des rares lianes arborescentes ligneuses en France. Rampante et/ou grimpante, elle peut atteindre une longueur impressionnante. En effet, il n’est pas rare de rencontrer des spécimens de 50 m. Et au vu de sa longévité, jusqu’à 400 ans, son tronc peut être spectaculaire.

Il est dit que le lierre est un bourreau des arbres. Il s’avère qu’il n’en est rien et je vais tenter de le démontrer. Tout d’abord, la principale crainte est de voir le lierre étouffer l’arbre associé. Mais si l’on voit un arbre mort  sous le lierre, cela ne signifie pas forcément que le lierre est le coupable. A la différence du chèvrefeuille qui peut causer des boursoufflures, le lierre n’enserre pas les arbres, il court sur le tronc de manière rectiligne, le risque d’étouffement est donc assez faible. De plus, il se cramponne à son support à l’aide de racines transformées en ventouse. En aucun cas, ces poils absorbent la sève de l’arbre. Si c’était le cas, les lierres ne seraient pas aussi virulent une fois installés sur un mur… le lierre ne se nourrit qu’à l’aide de son système racinaire et absorbe donc le surplus d’humidité sur certains sols. De plus, il a une action chimique inhibitrice sur les champignons, bactéries ou parasites pouvant s’attaquer à un arbre.

Il n’existe pas de concurrence non plus avec la plante hôte concernant la pollinisation. En effet, le lierre a un cycle biologique inversé par rapport aux plantes dont il se sert comme support. Que la nature est bien faite, n’est-ce-pas ?. La floraison s’étale en septembre-octobre, et la fructification s’effectue vers la fin de l’hiver, début du printemps. Ce sont parmi les dernières fleurs à offrir du pollen aux abeilles et tout particulièrement l’abeille du lierre, Colletes hederae.

Les baies de Lierre sont donc parmi les premiers fruits à nourrir les oiseaux au début de l’année. Elles sont de toutes importances pour leurs survies car très riches en lipides. Cependant attention, elles sont toxiques pour les mammifères, donc pour nous.

Les feuilles quant à elles, sont également des éléments très importants de cette plante pour l’écosystème environnant. Persistantes, elles ne tombent qu’au cours de la sixième année. Ce qui signifie qu’elles représentent un gite et couvert annuel pour de nombreuses espèces. Une chaine alimentaire complète peut y être observée: mouches, punaises, papillons, cloportes, araignées, fourmis, escargots et guêpes sont mangés par rouge-gorge, grives, qui en profitent également pour y nicher, tout comme les geais et le loriot. La couleuvre entre alors dans la danse, ainsi que la martre, fouine.

Enfin, le lierre est un excellent couvre-sol stabilisant et protégeant de l’érosion.

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Une plante, des utilisations

  1. Le lierre grimpant est connu depuis l’Antiquité comme plante médicinale pour soigner la toux, mais aussi pour dégager les voies respiratoires ou traiter les inflammations des bronches. En usage externe, les feuilles du lierre auraient été communément employées pour soigner les rhumatismes, les névralgies, les sciatiques et les lumbagos par application de leur suc en compresses.
  2. J’utilise depuis quelque temps de la lessive à base de lierre grimpant. Le lierre contient entre 5 et 8 % de saponines, tensioactifs aux propriétés détergentes et moussantes. Ressource inépuisable, recette simple et rapide, efficacité, je ne vois que des avantages et je vous livre la recette : 100 feuilles de lierre grimpant pour 2 litres d’eau. Mettre les plantes dans l’eau froide (décoction), porter à ébullition à couvert pendant 15 minutes. Laisser reposer toute une nuit. Presser, filtrer au chinois et mettre en bouteille. Avec deux litres de cette lessive, vous faites une douzaine de machine à 40°C minimum.
  3. Grâce à cette saponine, il est également possible de réaliser des produits d’entretien ménager et soins du corps.
  4. Les baies de lierre étaient utilisées pour teindre la laine en violet. En les préparant avec de la cendre, on obtenait du vert.

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Un peu d’histoires…. Un peu de folklore… un peu d’imagination.

Dieu des poètes, de la fête, de la vigne donc de l’ivresse, Bacchus utilise un diadème de lierre pour soulager ses douleurs de tête lorsqu’il a trop bu ainsi que le jus des baies et de la plante pour prévenir l’ivresse.

D’après une autre légende, Lyerre, jeune danseur du dieu Bacchus, dansa si longtemps qu’il s’écroula par terre. Pour lui rendre grâce, le dieu l’enlaça d’une liane de lierre qui le souleva et le remit en forme.

Le lierre représente l’amour éternel, dont la devise est : « Je meurs ou je m’attache ». D’ailleurs, la feuille de lierre était autrefois utilisée dans les pratiques magiques de divination amoureuse, autrement dit des philtres d’amour.

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Sources :

Internet :

Wikipédia –botanique.org  – doctissimo – reconstitution romaine – mieux se connaître – conservatoire du freinet

Bibliographiques :

Guide des teintures naturelles, Delachaux-Niestlé – Encyclopédie des plantes médicinales, Larousse – Secrets et vertus des plantes médicinales sélection du Reader’s Digest

 

 

 

Faune et flore: la cigogne blanche

Des cigognes (Ciconia ciconia) se sont installées à Douzillac !

Une petite description s’impose : La cigogne blanche est un échassier comme les hérons, les bécasses ou les grues. Elle pèse entre 3 et 3.5 kg pour environ 1.10 m de haut. C’est un planeur remarquable grâce à l’envergure impressionnante de leurs ailes, atteignant parfois 2.15 m. Comme tous les échassiers, elle est perchée sur de longues pattes rouge-orangé sans plume qui lui permet de rester au sec dans sa zone de chasse de prédilection, les marécages. On la distingue en plus de ses couleurs noires et blanches caractéristiques, par son bec rouge-orangé, dague pouvant mesurer 19 cm.

Distingué le mâle de la femelle (dimorphisme sexuel) n’est pas évident. Le mâle est cependant légèrement plus grand.

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Les cigognes ne chantent pas, contrairement à la majorité des oiseaux.  Un panel de claquements de bec et postures caractéristiques permettent aux individus de communiquer entre eux ou défendre leurs nids. Sous leurs gorges, une peau orange et noire sert de caisse de résonance.

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La cigogne, essentiellement carnivore.

Comme la recherche de nourriture occupe la plupart de son temps, vous l’observerez certainement à l’affût. Sa posture de chasse est assez caractéristique : elle ne cherche pas à se camoufler, elle se positionne au milieu des champs, marais, bord des fossés où elle débusque insectes, mollusques, poissons, vers de terre, serpent et amphibiens. Si elle découvre le gite d’un rongeur, elle s’installe et attend patiemment sa sortie pour le transpercer de son bec. Son menu est très rarement composé de végétaux.

La cigogne, une architecte équilibriste

Comme vous pouvez le constater dans le billet de Christian Thebault, les nouveaux douzillacois ont élus domicile en haut d’un peuplier élagué. Mais elles auraient  pu s’installer sur un poteau électrique ou un toit. C’est le mâle qui a découvert cet emplacement et a commencé à y installer une plateforme solide, réalisée à partir de rameaux de bois, de foin et d’herbe. La femelle, ayant certainement trouvé le lieu attirant, a terminé la « décoration » en achevant la création de la cuvette qui accueillera la progéniture. Cette étape se déroule entre février et mars. Ce couple pourrait peut-être revenir l’année prochaine, soit construite un nouveau nid, soit reprendre cet emplacement et y ajouter une nouvelle couche pour consolider la plateforme. Le nid peut atteindre au fur et à mesure des années, une demi-tonne, avec un diamètre de deux mètres pour 1.5 m de haut.

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Une fois le couple formé, voici le temps des audacieux et habiles accouplements  qui s’effectuent sur le nid à partir de février. C’est entre mars et avril que 3 à 5 œufs blancs seront pondus. Ils seront couvés par les deux parents pendant 32/34 jours, chacun leur tour. C’est donc entre avril et mai que les cigogneaux briseront leurs coquilles.

La croissance est très rapide car le couple les nourrit plusieurs fois par jour. A tour de rôle, ils déposent de petites proies régurgitées au centre du nid. Au bout de deux mois, les cigogneaux ressemblent à leurs parents, excepté la couleur des pattes et du bec qui restera noire encore quelques mois.

L’apprentissage de l’autonomie commence par le vol, puis la chasse. Ils trouveront dès la fin de mois d’aout de jeunes congénères pour migrer vers le sud. Ils y resteront jusqu’à leurs deux hivers révolus car la nourriture y est abondante. Une fois adulte, ils reviendront chez nous et cela tous les ans.

Les adultes, quant à eux rejoindront les pays chauds en septembre.

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La cigogne, grande migratrice

La cigogne reste en couple tout au long de la nidification et se rassemble lors des migrations (janv./fév. et aout/sept.) en groupe de plusieurs centaines d’individus. Elles parcourent  parfois plus de 5000 km à raison de 4 à 8 heures par jour à une vitesse moyenne de 50 km/h. Contrairement aux autres migrateurs, elles ne volent que le jour et seulement si les conditions météorologiques le permettent. En effet, elles ont besoin du soleil pour emprunter les courants d’air chaud et planer pour économiser leurs forces.

Arrivés sur le lieu d’hivernage, elles vont reconstituer leurs réserves et entameront un nouveau cycle.

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Sachez que la cigogne a une réputation de fidélité à toute épreuve, mais la cigogne est surtout fidèle à son nid. C’est pourquoi soyez attentif car l’année prochaine, il est tout à fait possible qu’elles reviennent et peut-être accompagnées.

Un peu d’histoire…. Un peu de folklore… un peu d’imagination.

Chez les Grecs anciens, la cigogne a aussi la réputation d’être un symbole de fidélité aux vieux parents, et une loi obligeant les enfants à s’occuper de leurs parents a été appelée « Pelargonia », de pelargos, cigogne.

Mais la cigogne évoque aussi une notion de longévité. En Chine, pour souhaiter une longue vie à un ami ou à un parent, on lui offre l’image d’une cigogne.

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Pour finir, si vous souhaitez frissonner sur votre transat et en apprendre un peu plus sur le trajet migratoire de ses volatiles, je vous conseille la lecture de ce thriller.

 

 

 

 

Sources:

oiseaux.net: cigogne.blanche.html

wikipedia: Cigogne_blanche_en_France

wikipedia: Cigogne_blanche

eduscol.education.fr

futura-sciences.com

Rencontre insolite à… Douzillac !

Un couple de cigognes a élu domicile pas loin de la vaurille à Douzillac sur un peuplier élagué. Belle rencontre…